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Mode d’emploi pour un Noël Zéro déchet

À la maison cette année c’est Noël zéro déchet! Je me suis lancé un défi de taille pour cette période de l’année où les journées raccourcissent et le temps semble toujours nous manquer. Et quel défi: faire moi-même mes cadeaux de Noël.

Le challenge est de taille puisque j’ai quelques contraintes: les cadeaux doivent tous tenir dans une valise (je repars voir ma famille en France chaque année), plaire à un public varié allant de 3 à… 90 ans et surtout faire sensation pour qu’ils ne soient pas relégués au tiroir dès la fin du bye-bye!

Voici donc mes idées cadeaux faits-maison et dans un esprit minimaliste et (le plus) zéro déchet possible. Je vous livre trois recettes avec comme base le même ingrédient: la cire!

On parle ici de cire d’abeille (animale) ou encore de soya ou de candela (végétales), elles se trouvent maintenant dans la plupart des épiceries bio au Québec et sont aussi disponibles en ligne.

Avec ses idées-cadeaux, vous allez faire plaisir autant au petit neveu de tout juste trois ans qu’à votre vieille tante qui a déjà tout chez elle! Allez, on se retrousse les manches! Et n’oubliez pas que l’essentiel c’est le temps que l’on passe avec les gens que l’on aime donc si vos cadeaux ne sont pas parfaits, offrez-les quand même ils sont faits avec amour. Vive Noël!

Emballages réutilisables en cire d’abeille

  • 50g de cire d’abeille
  • Carrés de coton de tailles différentes
  • Papier parchemin

Placer une feuille de parchemin, le coton recouvert de cire d’abeille râpée ou en pastilles réparties équitablement et recouvrir d’une deuxième feuille de parchemin. Poser votre fer à repasser (position synthétique) sur le parchemin pour faire fondre la cire.

Crayons multicolores en cire d’abeille (donne environ 6 crayons dans un moule à glaçons)

  • 20g cire abeille (ou candela version végane)
  • 20g savon rapé
  • Colorants alimentaires ou crayons de cire brisée

Faire fondre la cire et le savon, mettre le colorant dans chacun des moules, verser le mélange fondu et attendre que les crayons durcissent (plus facile à démouler avec un moule en silicone).

Bougie parfumée en cire de soya (pour une petite bougie)

  • 60g de cire de soya
  • Un pot en verre (style pot de yogourt) ou encore une belle tasse vintage du village des valeurs
  • Une mèche à bougie avec socle en métal
  • Huile essentielle ou essence aromatique (pour les HE le point de fusion est indiqué sur l’emballage il doit être supérieur à 65 degrés Celsius)

Faire fondre la cire à feu doux dans une casserole, mettre 3 gouttes d’HE maximum, coller la mèche au fond du pot avec un peu de cire chaude, faire couler la cire dans le pot et maintenir la mèche au centre avec une pince à linge posée en travers.

Crédit photo de couverture: @country.witch
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Faire la rencontre d’un homme glamour au McCord

Cette semaine, c’est avec euphorie (oui, euphorie – et je pèse mes mots) que j’ai eu l’occasion de faire quelque chose qu’à mon grand regret, je n’avais pas fait depuis longtemps et si vous saviez comme ça m’a fait du bien; je suis allée au Musée. Les expositions, c’est une histoire d’amour familiale. Depuis mon plus jeune âge, on m’a inculqué l’importance des activités culturelles, notamment des visites de Musée. Et ce retour, je l’ai fait tout en douceur. Je vous explique:

De octobre 2019 à avril 2020, le Musée McCord (au centre-ville de Montréal), en collaboration avec le Musée de la civilisation, accueille entre ses murs les créations et les inspirations du grand créateur québécois Jean-Claude Poitras. Le saviez-vous? Il n’y a pas que les Donatella Versace, et les Phoebe Philo de ce monde dans l’industrie, il y a aussi les Jean-Claude Poitras, figure emblématique du prêt-à-porter québécois et canadien, qui a su mettre sa touche dans l’industrie de la mode internationale grâce à son imaginaire et à ses rêveries. 

Soyons honnêtes, pour ma part, je ne le connaissais pas jusqu’alors, mais cette exposition a fait en sorte que je le compte parmi ces personnes inspirantes qui mettent un point d’honneur à vivre la vie comme si elle était un art. « Make your life a work of art » monsieur Poitras? Certainement.

Pourquoi une reprise en douceur? Parce qu’il s’agit d’une petite exposition, toute en légèreté, présentée via plusieurs médias. Donc non, pas besoin de bloquer un après-midi complet pour y faire un tour. L’exposition se calle facilement entre une session de shopping de Noël et le petit café de 4h00. 

Ce qui est étonnant avec ce grand amoureux et son oeuvre, c’est qu’il était déjà à l’époque très avant-gardiste. Comme il est mentionné dans l’exposition, ses collections étaient basées sur ses expériences de vie marquantes, mais pas que cela! « Ses voyages? » Aussi! Et en grandes parties même, mais ce qui a beaucoup nourrit sa démarche artistique ce sont ses muses. Ce jeune homme de Cartierville, dès son adolescence était un rêveur et un homme de demain. Il a allié sa passion de la mode et des tissus au 7e art. Son univers créatif s’est mis à tourner autour d’actrices telles que Marilyn Monroe, Grace Kelly et bien d’autres. Il a été charmé et inspiré par les tenues de soirées hollywoodiennes et le charisme de ces femmes. À travers le style androgyne quoique sensuel de ces pièces, qui le distinguait déjà à l’époque, il a tenté de mettre en avant scène le pouvoir des femmes. Il a cherché à rendre hommage à leur force, au « chien » qu’elles dégageaient, à leur panache, en les présentant que des femmes fatales. Il a d’ailleurs eu l’occasion de travailler avec plusieurs grands noms du cinéma et certaines de ses muses sont devenues des amies intimes ainsi que des ambassadrices de sa ligne. 

Bien évidemment, sa démarche a traversé des époques et a été teintée par son vécu, suite à ses formations en mode dans les écoles montréalaises. Vous avez encore 6 mois pour passer saluer son travail ou simplement pour le découvrir!

Je ne vous en dis pas plus, à vous de voir!

30 ans de carrière ça se fête M. Poitras! 

Crédit photo de couverture: @evitastyle
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Enfant roi de Rosalie Vaillancourt : Un vrai (Conte) hilarant.

Le 13 novembre dernier, plusieurs médias et amoureux de la jeune humoriste étaient présents, à la Place des Arts, pour la grande première de son spectacle solo : Enfant roi. Sous le thème d’un conte de Disney version 2019 avec plusieurs sujets intangibles et épisodes sans filtre, le spectacle est un pur plaisir rempli de moments crus et définitivement 13 ans et plus. Clairement pas le genre de cadeau qu’on donne à notre ado de 13-14 ans mais si vous êtes adeptes de blagues grivoises et premier degré vous serez, pendant plus de 75 minutes, plus que satisfaits. 

Le spectacle commence par une vidéo d’animation mettant en vedette la belle Rosalie sous le rôle de la princesse vivant dans un château surprotégé par ses parents, belle analogie venant directement de sa relation familiale. Durant cette vidéo une méchante sorcière lui jette un sort et pour rompre celui-ci elle devra convaincre le public qu’elle est une bonne personne pour ne pas être transformée en tas de ( Merde ). Une fleur illuminée se retrouve sur la scène et lorsqu’elle prouve qu’elle a fait un bon geste un pétale s’allume et au moment où celle-ci sera complétée le sort sera levé.  Tout en gardant ce but bien précis, la ligne directrice de son spectacle repose sur pleins d’anecdotes de vie toutes aussi farfelues et vulgaires les unes que les autres. 

Arrivant sur scène avec un look très (Girly) prête pour un concours de beauté, elle parle de façon complètement obscène les plus grands sujets tabous de notre société: La sexualité de fond en comble sans censure et limite, les différences corporelles, l’appropriation culturelle, le regard des hommes sur les femmes en exposant des messages complètement inappropriés qu’elle a elle même reçu. 27 ans et elle a le courage de s’exposer sur scène, absolument vulnérable, pour dénoncer une société encore trop fermée et misogyne sur plusieurs niveaux à travers un amas de blagues ( stupides et grossières ) mais plus qu’adorées du public. Moi personnellement je l’admire et je souhaite plus de Rosalie Vaillancourt au Québec. Une femme assumée, entière et consciente de l’importance de sa notoriété pour faire passer un message à l’aide d’un spectacle captivant du début à la fin. Rire mais rire, autant de sa voix stridente et trop impubère pour son âge, que de ses comportements douteux en société. 

Se remerciant elle même à la fin d’avoir été sa propre influence d’humour féminine nous fait clairement réaliser que ce créneau manque de femmes. Si vous voulez vous payer un bon moment d’humour, elle est la personne à aller voir. Des rires, des réalisations, des blagues crues et beaucoup trop de fois le mot ( Penis ). 

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Porter le poids du monde sur ses épaules

Je souffre de troubles anxieux généralisés et d’attaques de panique depuis plusieurs années. Depuis un âge où tu t’imagines que les enfants sont heureux et n’ont aucun souci. Moi, ce n’était pas mon cas. L’anxiété de séparation que j’avais vers l’âge de 10 ans laisse maintenant place à l’anxiété généralisée qui paralyse parfois mon petit être tout entier.

Aujourd’hui, j’accepte de plus en plus la maladie invisible qui a fait son nid dans ma tête et qui a choisi mon corps comme maison. Il n’y a pas de recette miracle pour que notre société accepte et perçoive la maladie mentale comme une réelle maladie et pour que les gens qui en souffrent se sentent un petit peu mieux. Ce n’est pas en agitant une baguette magique, qu’on sensibilisera les jeunes, les moins jeunes et l’ensemble de la société à l’importance de la prévention et de l’acceptation des maladies mentales.

 

Alors maintenant, j’utilise toute mon imagination afin de t’illustrer la réalité des gens qui vivent avec un petit monstre comme le mien au quotidien (à noter que les maladies mentales se traduisent d’un million de façons et qu’elles affectent les gens à différents niveaux, différents degrés et de différentes manières) :

 

Certains jours, je me lève d’une bonne nuit de sommeil et j’ai l’impression que je dormirais toute la journée encore. J’ai l’impression de porter le poids du monde sur mes épaules. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre «me semble que tu dors tout le temps » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Y’a des jours où je reproche toute sorte de petits détails à mon entourage et que je ne m’en rends même pas compte. Je projette sur eux tout l’inconfort que je vis intérieurement. Je dirais que c’est l’aspect qui me fait le plus de peine dans mon trouble, de faire vivre mes mauvaises journées à mes proches, qui eux, n’ont absolument rien demandé. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Parfois, j’entre dans une salle dans laquelle il y a quelques personnes et je m’imagine tous les pires scénarios qui pourraient m’arriver. J’ai soudainement des sueurs froides qui me coulent sur le visage et j’ai envie de me faufiler entre les lattes du plancher. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Y’a des nuits où je me réveille, le cœur qui pompe, qui bat la chamade, les jambes engourdies et à demi-consciente. Le petit monstre fait des siennes pour me rappeler qu’il est toujours là. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Je suis incapable de m’endormir, puisque je m’imagine des histoires et des scénarios qui n’arriveront probablement jamais, mais qui m’active et m’occupe le cerveau pendant plusieurs heures. Je suis consciente que c’est impossible, mais ça m’habite l’esprit quand même, malgré mes mille tentatives de les chasser. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

La plupart des petits incidents ou des petits évènements quotidiens sont amplifiés (positivement ou négativement, dépendant de leur nature). Je vis toutes mes émotions et mes sentiments à 100 mille à l’heure et c’est parfois très épuisant. Par exemple, si je ne suis pas 10-15 minutes en avance aux endroits où je suis attendue, cela devient une énorme source de stress pour moi, même si je sais fort bien que je ne serai pas en retard. Une mauvaise note à l’université me donne l’impression que je n’obtiendrai jamais mon bac et que je suis une mauvaise personne. Pourtant, je me tue quotidiennement à rappeler à mes élèves que les notes et les résultats académiques ne nous définissent pas et ne nous définiront jamais, qu’on vaut plus qu’un chiffre inscrit sur un bout de papier. Ironique n’est-ce pas ? Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

J’ai souvent des nausées, des chaleurs et des tremblements qui traduisent physiquement ma maladie invisible, pas si invisible que ça finalement. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Il n’est pas rare que j’aie des difficultés à me concentrer parce que mon cerveau est occupé à penser à des scénarios et des histoires qui n’auront jamais lieu. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Souvent, mon cœur s’emballe et je dois arrêter tout ce que je fais, car j’ai l’impression que je vais mourir. Pourtant ce symptôme est tout à fait normal et il s’appelle de la Tachycardie. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Ces symptômes caractérisent ma bibitte à moi, mais il en existe des milliers d’autres qui ne passeront pas avec des « c’est dans ta tête, arrête ».

 

Je le sais que c’est extrêmement difficile de comprendre une situation qu’on n’a jamais vécue. Par contre, un peu d’ouverture d’esprit et de compréhension, ça n’a jamais tué personne et ça aidera certainement les gens comme moi, comme toi et comme nous tous qui se battent quotidiennement avec le petit monstre qui tente d’avoir le dessus sur le bienêtre. Le saviez-vous, au Québec, 10 à 15% de la population en souffre et ça, ça fait beaucoup de monde.

 

Toutefois, il y a du positif aussi. En 10 ans, j’ai appris à transformer mes angoisses en un moteur qui me propulse et me donne le gout de me surpasser. J’ai le gout de me prouver que ce n’est pas l’anxiété qui m’arrêtera dans la vie. Ce n’est pas le cas de tous et c’est pourquoi il est important d’en parler, d’en parler et d’encore en parler.

 

D’ici-là, je vous demande de vous questionner, d’essayer de comprendre et de vous montrer disponibles, s’il vous plait. Vous ne savez pas à quel point ces petites actions, aussi simples soient-elles, peuvent faire une énorme différence.

Crédit photo de couverture: @the_file
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Un enfant, peut-être un deuxième

Il y a quelque temps, j’ai publié un article qui commençait ainsi:

« J’allais débuter ce texte en écrivant « Je n’ai été enceinte qu’une seule fois » et puis je me suis dis que je ne pouvais pas écrire ça, que je ne pouvais pas penser ça. Ce n’est pas qu’une seule fois, c’est une fois toute entière. Une fois qui sera peut-être la seule, peut-être pas, une fois que tant de femmes souhaiteraient avoir, une fois qu’il ne faut pas banaliser. »

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Transition en deux temps

Plus qu’un mot

Transition. Le mot à lui seul est évocateur de sentiments mitigés, pour ma part en tout cas.

Positives, ces transitions, car elles mènent presque inévitablement à mieux, n’est-ce pas?

Difficiles, ces transitions, car c’est à travers la souffrance que l’humain évolue. C’est un fait avéré, il me semble. Il me semble….

Un chemin long et vallonneux

Depuis plusieurs mois, le mot transition caractérise ma vie tout entière.

Dans un premier temps, la maison.

Nous nous sommes acheté une maison, notre toute première maison, mon amoureux et moi. Pour la famille de quatre que nous sommes, c’est un grand moment, une belle étape. Néanmoins, il serait absurde de passer sous silence l’ampleur des implications que ça a dans une vie. Beaucoup de responsabilités, beaucoup de préoccupations, de tâches supplémentaires à accomplir, d’appréhensions aussi. En somme, par contre, c’est l’excitation qui prime quand même. C’est tellement stimulant et bon de savoir que l’on devient enfin propriétaires, que l’on a NOTRE maison, ce cocon que l’on a imaginé tellement souvent, tellement longtemps.

Marie Kondo dit la vérité

Ça remue un couple et une famille, vivre dans des boîtes pendant quelques semaines, faire le tri de ce que l’on conserve et de ce qui ne nous suivra pas dans ce nouveau chez nous. Marie Kondo l’a dit elle-même : le tri est une étape empreinte de retour dans nos émotions. Pour vous mettre en contexte, mon amour pour Marie Kondo est devenu familial. Même mon homme boit ses paroles comme on s’abreuve à une source d’eau dans le désert.

Bref, ça fait tellement de bien de se départir d’objets qui, dépourvus du sens que l’on veut bien leur donner, n’ont en fait AUCUNE valeur. C’est juste du matériel après tout.

Au contraire, certains objets prennent tout un sens lorsqu’on les emballe, qu’on choisit qu’ils soient assez précieux pour continuer le chemin avec nous. Une photo, un vieux cadre, une lettre reçue…Même des morceaux de vêtements sont empreints d’une valeur symbolique quand vient le temps de choisir, d’emballer…de se projeter dans une ‘’nouvelle vie’’. Ça remue. Je l’ai dit déjà?

Transition partie deux : Mise en contexte

Retour en 2015 : J’ai été un peu contrainte de poser mon anxiété entre les mains de quelque chose de plus ‘’fort’’que moi, quand j’ai été enceinte pour la première fois. La première fausse couche que je trimballais au creux de mon ventre, combinée aux hormones typiques de la grossesse, ne faisait pas bon ménage. J’ai eu le choix, mais pas vraiment. L’anxiété, la peur de perdre mon beau bébé, viable cette fois, était trop grande pour que je me batte seule. J’avais besoin d’un peu plus d’équipement pour mener la bataille, sans quoi je ne sais pas trop comment je serais parvenue à me rendre à la fin de cette grossesse avec tout le bonheur auquel j’avais droit. Ce bonheur que je ne vivais pas complètement, tant il était enterré par la peur, puissante peur.

Bref, trêve de métaphores, j’ai accepté l’aide de la médication, parce que j’étais dans un état critique; j’en avais besoin. On ne m’a pas tellement informée de ce que ça impliquait, et je n’ai pas trop questionné, parce que je pense que je ne voulais pas vraiment savoir. J’aurais sans doute rebroussé chemin, avoir su.

Pourquoi ne pas amorcer tous ces gros changements, tous en même temps? 😛

Comme si le déménagement et tout ce qu’il implique ne suffisaient pas, j’ai une fois de plus fait preuve d’ambition’’ haha! Oui, j’ai décidé que le ‘’timing’’ était tout indiqué pour cesser la médication.

Depuis quelques mois, je ressentais que ma force initiale était revenue, que j’avais assez de ressources internes et personnelles pour maintenant me défaire de l’emprise de ces fameux médicaments.

Au nom de MA liberté

Vous ne pouvez imaginer, sauf si vous l’avez vécu…Un sevrage, que ce soit pour un médicament ou pour la drogue la plus forte, demeure un sevrage. Physiquement, comme mentalement et émotionnellement, le cerveau et le corps qui se défont graduellement de la poigne de la médication…c’est horrifiant. On ne se doute pas à quel point ce sera difficile, et surtout, personne ne nous informe suffisamment de cette étape finale qui est sans contredit ce  que j’ai vécu qui se rapproche le plus de la maladie, de toute ma vie.

Maux de tête, maux de coeur, vertiges, hauts et bas émotifs, hyper sensibilité aux bruits, aux odeurs, aux mouvements…incapacité de même conduire ma propre voiture. Quelle horreur! Tout ça pour quoi? Et bien pour mieux. Pour être libre. C’est ça, après tout, une transition. Passer par la souffrance pour trouver encore plus de lumière et de bonheur après.

Pour clore le thème de la transition

Au bout du compte, je suis heureuse de brasser ma vie comme je le fais en ce moment. Je sens à l’intérieur que ça demeure positif et bénéfique. N’en demeure pas moins que le degré de difficulté, en ce moment, est à son paroxysme. On dirait que quelque chose en moi meurt, pour laisser place à plus de vie. Comme on le dit souvent, plus on a l’impression de travailler fort pour atteindre un but, plus la récompense est grande à la fin. Mai sera le mois du renouveau : une nouvelle vie, dans une nouvelle maison, à nous, et une ‘’moi’’ libre et forte. C’est beau tout ça finalement, ein?

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