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Je vous jase!

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La 2e grossesse.

Il y a eu;

« En voulez-vous un 2ième ?? »

« N’attendez pas trop longtemps là. »

« Il lui faut une petite sœur. »

« Des enfants uniques ça devient indigne. »

« Bah après en avoir eu un tu vas tomber enceinte super facilement. »

Et j’en passe.

Il n’y a rien que je n’ai pas entendu.

 

Que ce soit au travail, à la garderie ou même des étrangers qu’on rencontre en chemin et qui trouve que notre famille est si belle que nous devrions l’agrandir. Mais je crois que ce qui m’affecte le plus ce sont les amis et la famille. Ceux que l’on ne voit pas assez souvent ou dont nous ne sommes pas assez proche pour qu’ils soient pleinement au courant des circonstances. Les gens se font un plaisir de commenter sur le sujet…et sans réfléchir. Et moi qui n’ose pas les vexer… J’aimerais avoir le guts de leur répondre sans créer de malaise. Les brasser un peu. Leur faire comprendre que tout n’est pas si simple.

 

Je réalise que je fais moi aussi partie du problème. Être vulnérable dans cette situation et être ouverte à la discussion pourrait possiblement m’aider moi et la personne si curieuse d’être au fait de ma vie personnelle. Mais je reste toujours bouche-bée, je ne sais pas trop où commencer…m’exprimer et surtout comment en discuter sans me mettre à pleurer.

 

Presque 3 ans. Une dizaine de tests négatifs. Des pleurs. Des craintes. La sensation de ne pas être femme. Les comparaisons avec les gens qui nous entourent. Des remises en question.  Pouvons-nous survivre sans enfants ?! Quel genre de vie allons-nous vivre ?? Nous avons réalisé que notre amour suffisait.

 

Et à ce moment, mon mindset a changé. LET IT GO!!! J’ai simplement décroché.

 

Et le week-end de la fête des pères 2016 je me sentais vraiment épuisée. Sans raison. Sans le dire à mon conjoint. Ce dimanche matin-là, j’ai fait un test. OMG!!! OMG!!! Il est 4AM. Je suis restée dans la salle de bain 2 heures de temps à regarder le test sous tous les éclairages possibles! Et je n’en pouvais plus de cette l’attente. J’ai réveillé mon homme avec une des plus belles phrases: « Happy Father’s Day my love. »

 

Notre petit homme a maintenant 3 ans. Et depuis ces 6 mois, la commande pour le 2ème a été envoyée. Après 2 ans 1/2 d’essai, de honte de ne pas pouvoir en avoir un autre aussi facilement que certaines mamans. De répondre aux questions des curieux qui ne pensent pas qu’une simple question comme celle-ci peut rendre une personne si triste et que dire d’un seul test positif qui se termine malheureusement par une fausse couche, mais ça j’en jaserai peut-être un autre fois …

 

Je dis toujours c’est comme une pizza. You make the call, mais tu ne sais jamais vraiment quand ça arrive. J’espère un jour avoir la force d’en parler plus ouvertement, et pas uniquement que pour moi, mais pour toutes ces autres femmes aussi…

 

Crédit de photo de couverture: @emelinaah
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La Chute – Partie 4

Après plusieurs semaines hospitalisées, Clara a obtenu son premier congé d’hôpital. Toute une histoire séparait maintenant ce matin de juillet où elle avait quitté la maison avec une jambe enflée et cet après-midi du mois d’août où elle est revenue chez elle, son baluchon plein de médicaments. La chimio avait officiellement débuté et j’étais complètement dépassée par le flot d’information que je devais assimiler pour assurer les soins de Clara. Mon cerveau était saturé et chaque nouvelle information m’épuisait.

Dès son deuxième cycle de chimio, on a commencé à mieux comprendre dans quoi nous nous étions embarqués bien malgré nous. Sa formule sanguine a drastiquement chuté et Clara a commencé à recevoir, de façon presque quotidienne, des transfusion de sang et de plaquettes. C’est alors que nous avons découvert un nouveau pan du cancer. En effet, pour recevoir un cycle de chimio, le corps doit être assez fort. Les plaquettes et les neutrophiles doivent être assez élevées pour supporter la prochaine dose de ce poison salvateur. Certaines chimios, plus fortes que d’autres, ont pour conséquence de mettre le patient KO. Affaibli et sans défense, il devient alors à risque de contracter n’importe quelle infection et de ne pas avoir le système immunitaire assez fort pour se défendre.

C’était le cas de Clara. Pendant des semaines, elle s’est mise à enfiler les infections, les fièvres et les aller-retours à l’hôpital. Ses multiples hospitalisations et son état précaire retardaient l’administration de ses chimios. Sa formule sanguine n’était jamais assez haute, son corps avait de la difficulté à suivre la course. Je suis alors devenue complètement obsédée par ses rapports sanguins. J’avais besoin de tout suivre et de tout savoir pour essayer de prédire quand elle serait prête à recevoir un nouveau cycle de chimio. Je lui donnais des épinards à la pelletée; c’est bon pour les plaquettes.  Je lui faisais faire des siestes au grand air; ça aide les neutrophiles. Dr Google était mon ami le plus fidèle et j’étais prête à essayer tout ce qu’il me proposait. Malheureusement, les promesses virtuelles ne donnaient pas les résultats espérés et son plan de traitement prenait du retard.

Au fil des cycles de chimio reportés et des séjours imprévus à l’hôpital, l’été a tranquillement laissé place à l’automne. Je me rappelle avoir découvert, les yeux toujours un peu embués par les larmes, les arbres de ma cour rougir et le décor se métamorphoser. C’était notre premier automne dans notre nouvelle maison. Nous l’avions achetée deux mois avant le diagnostic de Clara et nous la rénovions depuis. Je n’arrivais pas à comprendre comment ce projet, celui de ma première maison, avait soudainement tourné au cauchemar. Je regardais souvent les feuilles tomber à travers de ma porte patio et je me sentais comme elles.

Étourdie par les bourrasques de vent qui me happaient sans cesse.

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Voyager seule, à l’autre bout du monde.

J’ai commencé graduellement à voyager seule en passant quelques jours dans un pays où je savais que j’y connaissais des gens. Rapidement, j’ai compris que ce serait l’une des plus belles expériences de ma vie ! 

 

Rapidement, j’ai eu la piqûre et j’ai décidé de recommencer l’été dernier dans des pays faciles (je dis « faciles» sans jugement, mais c’était plus facile pour les déplacements, la langue et selon mes standards personnels). C’est suite à ce voyage que j’ai décidé que je ne me mettrais plus aucune barrière pour voyager seule. C’est un peu comme ça que je me suis, out of the blue, a réservé un billet pour la Chine en 2019. Un mois. Seule. La Chine. Littéralement l’autre bout du monde (!!!) Oui. J’achète toujours mes billets d’avion sur des coups de tête, mais celui-là était un peu plus spontané que les autres. C’est vraiment par après que j’ai commencé à me poser la question à savoir si c’était une bonne idée, surtout quand mon entourage remettait en doute ma spontanéité, mais il n’était plus question de changer d’avis. 

Au cours de mon voyage, j’ai beaucoup réfléchi à ce qui m’amenait à voyager seule. On m’a demandé si c’était pour fuir quelque chose. Passer la période des fêtes sur un autre continent, mais pourquoi ? J’ai réalisé qu’au contact des gens, je devenais une meilleure personne. Tellement cliché, je sais. Je deviens plus patiente. Plus ouverte aux différences (je te le jure qu’il faut être ouverte d’esprit quand tu voyages en Chine). J’apprends à marcher le regard en avant et dire bonjour aux passants. J’apprends à aborder d’autres touristes, à me faire des amis à partir d’un simple « Where are you from? ». J’apprends aussi à lâcher prise. Si mon plan ne fonctionne pas, j’en suis la seule affectée, c’est loin d’être la fin du monde ! Je suis plus encline à dire oui. Oui à des expériences nouvelles, oui à des choses qui me font sortir de ma zone de confort, oui aux gens, oui, oui et oui ! Voyager seule peut certainement être synonyme de stress par moment, mais c’est un moment où tu apprends beaucoup sur ta personne, sur ta capacité d’adaptation et c’est une expérience qui sera mémorable c’est certain. 

Lors de ce dernier voyage, j’ai beaucoup appris sur moi encore une fois, mais également sur un pays sous-estimé. La Chine regorge de visites culturelles, de paysages, de grandes villes, de musées, etc. C’est un très grand pays relativement facile à visiter malgré la barrière de la langue. C’est sans aucun doute très différent de notre réalité et de notre quotidien, mais ô combien enrichissant ! 

Ce voyage aura été magnifique ; ponctué de rencontres inoubliables, de paysages à couper le souffle, de repas étranges et inconnus et de découvertes. J’ai vu énormément de choses qui m’ont choquées, bouleversées, fait rire, donné le haut de cœur, c’est une expérience en soi et c’est ce qui fait qu’un voyage dans ce pays est aussi beau.

Mon dernier billet écrit ici était sur l’environnement, c’est donc sans grande surprise que j’allais en glisser un mot. J’ai été extrêmement surprise par certaines pratiques en Chine. L’utilisation du plastique à usage unique était étonnant et frappant dans certains cas. Je tiens à souligner que je suis consciente de mon privilège et qu’en mentionnant ceci, je pose un regard occidental sur la situation. J’ai dû faire preuve d’un énorme lâcher-prise quant à ma conscience environnementale (très difficile de faire comprendre que tu ne veux pas de ti-sacs quand tu ne parles pas la langue) et je crois sincèrement qu’un voyage de ce type met en perspectives quelques notions déjà acquises pour nous. Voici deux images de choses qui m’ont particulièrement ébranlées. 

 

Bref, je vous souhaite à tous de sortir de votre zone de confort, de voyager seul(e) et surtout de faire des voyages dépaysants.

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Maman survivante

Et bien, ça m’aura pris plus d’un an avant de me sentir capable de vous raconter mon histoire de A à Z. Pour vous dire la vérité, je ne sais pas combien de texte j’ai laissé non terminé au courant de la dernière année. Parce que chaque fois, après avoir pondues les premières lignes, je ressentais un blocage. Aucune idée pourquoi. Peut-être parce que c’était impossible pour moi de mettre des mots assez évocateurs et puissants sur toute la peine qui m’habitait et qui m’habite encore à ce jour. Peut-être aussi que mes idées étaient trop confuses… mes idées et puis mon coeur. Peut-être un mélange de tout ça, va savoir! En ce samedi soir de novembre 2019 je m’essaie à nouveau. Couchée en boule dans mon lit j’appuie sur les lettres du clavier de mon cellulaire parce que c’est comme ça que le « feel » le plus.

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La Chute

Dans une série de textes, je raconterai pour la première fois les détails de notre histoire. À l’âge de 19 mois, ma fille Clara a été diagnostiquée d’un cancer agressif de stade 4.

Juillet 2017- Les vacances avaient été douces. Nous avions passé les derniers jours à Gaspé, dans ma famille. Entre la plage, l’eau salée et les soupers de fruits de mer, nous savourions, à notre insu, nos deniers moments d’insouciance. Tôt le samedi matin, nous avons repris la route vers Québec le coeur rempli de souvenirs et les poches débordantes de coquillages. Jeanne, alors âgée de 3 ans et Clara, de 19 mois, n’avaient pas bronché du trajet. En arrivant à la maison en fin de journée, Pier-Yves, mon amoureux, a changé la couche de Clara. Surprenament, il a remarqué que sa jambe droite était enflée. Le lendemain matin, comme sa jambe n’avait toujours pas retrouvé sa taille habituelle, nous avons pris la direction de l’urgence pour avoir l’esprit tranquille. De nature plutôt anxieuse, cette fois-ci, étrangement, je ne l’étais pas. J’avais confiance que nous ressortirions de l’hôpital quelques heures plus tard, rassurés. Malheureusement, la suite a été toute autre. 

L’urgentologue qui a ausculté Clara l’a rapidement envoyée passer quelques tests. Au retour, elle nous a posé une foule de questions sur les dernières semaines. Au bout du questionnaire, elle nous a dit préférer relayer le dossier à sa collègue pédiatre. C’est avec l’arrivée de cette dernière que l’innocence a tranquillement fait place à l’angoisse. J’ai soudainement remarqué des regards s’échanger entre le personnel. Instinctivement, je sentais que quelque chose clochait. Évidemment, je n’avais encore aucune idée de l’ampleur de la situation. La pédiatre a tout de suite examiné le ventre de Clara. Froidement, elle nous a dit sentir une masse. Une masse importante. En une fraction de seconde, ma gorge s’est nouée. Paniquée et sur le coup de l’émotion, je lui ai demandé ce que c’était. Elle m’a répondu que ses yeux n’étaient pas des rayons X. J’ai ravalé ma question en même temps que mes larmes. J’ai pris une grande respiration et j’ai demandé si une masse, chez un bébé de 19 mois, pouvait être bénigne. C’est alors qu’elle m’a répondu, du tac au tac, « oui, mais ça peut surtout être malin. » Et c’est là. C’est à ce moment précis, dans un cubicule blanc de l’urgence, que j’ai perdu pied. Commençait alors la plus longue et douloureuse chute de toute ma vie.

Les minutes, peut-être même les heures, qui ont suivi, ont été interminables. Je me souviens de Pier-Yves, mon éternel optimiste, qui me répétait de ne pas paniquer. Je me souviens de ma mère, qui est venue nous porter un lunch que nous n’avons finalement jamais avalé. Je repense aussi à l’infirmier, que j’ai entendu murmurer à sa collègue « nous aurions dû y penser… » En fin d’après-midi, on nous a finalement amenés faire une échographie abdominale. Clara était épuisée. Elle hurlait. Maintenant, nous savons qu’elle pleurait fort probablement de fatigue, mais surtout de douleur. Sans le savoir, son état se dégradait. À son arrivée, la radiologiste nous a dit que nous étions ses derniers patients de la journée et qu’elle prendrait tout le temps nécessaire. Dès qu’elle a fermé les lumières, Clara est tombée endormie sur la table d’examen. Épuisée. Vidée. Pendant de longues minutes, j’ai observé, la boule au ventre, la médecin examiner son petit corps. À un certain moment, j’ai remarqué qu’elle dirigeait sa sonde vers les poumons de Clara. Pour une seconde fois en moins de quelques heures, mon cœur s’est serré. Les poumons? Pourquoi les poumons? On m’avait pourtant seulement parlé d’une masse au ventre. Cette fois-ci, je n’ai posé aucune question. J’avais déjà tout compris, de toute façon. Lorsqu’elle a eu terminé, elle s’est approchée de moi. Seules les consoles médicales nous éclairaient. Doucement, elle m’a pris les mains et a plongé ses yeux noirs dans les miens. Au fond de moi, j’aurais voulu qu’elle ne parle jamais. J’aurais voulu que ce moment devienne éternité pour ne jamais l’entendre prononcer l’imprononçable. Mais les mots tant redoutés sont finalement sortis de sa bouche. « J’ai vu la masse au ventre. Elle mesure 7 cm. C’est très gros, malheureusement. C’est ce qui a causé une phlébite dans la jambe droite de Clara. » Elle a pris une grande respiration et a continué « Il faudra faire une biopsie pour déterminer la nature exacte de la masse. Mais à l’œil, je peux déjà vous confirmer que c’est malin. Clara a un cancer. » Et dans la noirceur de cette petite salle, les larmes ont roulé sur mes joues en silence. J’ai senti ses mains serrer les miennes et j’ai vu ses yeux s’embuer à son tour. Elle n’a pas parlé des poumons. C’était assez pour aujourd’hui. Nos cœurs étaient saturés. 

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Faire la rencontre d’un homme glamour au McCord

Cette semaine, c’est avec euphorie (oui, euphorie – et je pèse mes mots) que j’ai eu l’occasion de faire quelque chose qu’à mon grand regret, je n’avais pas fait depuis longtemps et si vous saviez comme ça m’a fait du bien; je suis allée au Musée. Les expositions, c’est une histoire d’amour familiale. Depuis mon plus jeune âge, on m’a inculqué l’importance des activités culturelles, notamment des visites de Musée. Et ce retour, je l’ai fait tout en douceur. Je vous explique:

De octobre 2019 à avril 2020, le Musée McCord (au centre-ville de Montréal), en collaboration avec le Musée de la civilisation, accueille entre ses murs les créations et les inspirations du grand créateur québécois Jean-Claude Poitras. Le saviez-vous? Il n’y a pas que les Donatella Versace, et les Phoebe Philo de ce monde dans l’industrie, il y a aussi les Jean-Claude Poitras, figure emblématique du prêt-à-porter québécois et canadien, qui a su mettre sa touche dans l’industrie de la mode internationale grâce à son imaginaire et à ses rêveries. 

Soyons honnêtes, pour ma part, je ne le connaissais pas jusqu’alors, mais cette exposition a fait en sorte que je le compte parmi ces personnes inspirantes qui mettent un point d’honneur à vivre la vie comme si elle était un art. « Make your life a work of art » monsieur Poitras? Certainement.

Pourquoi une reprise en douceur? Parce qu’il s’agit d’une petite exposition, toute en légèreté, présentée via plusieurs médias. Donc non, pas besoin de bloquer un après-midi complet pour y faire un tour. L’exposition se calle facilement entre une session de shopping de Noël et le petit café de 4h00. 

Ce qui est étonnant avec ce grand amoureux et son oeuvre, c’est qu’il était déjà à l’époque très avant-gardiste. Comme il est mentionné dans l’exposition, ses collections étaient basées sur ses expériences de vie marquantes, mais pas que cela! « Ses voyages? » Aussi! Et en grandes parties même, mais ce qui a beaucoup nourrit sa démarche artistique ce sont ses muses. Ce jeune homme de Cartierville, dès son adolescence était un rêveur et un homme de demain. Il a allié sa passion de la mode et des tissus au 7e art. Son univers créatif s’est mis à tourner autour d’actrices telles que Marilyn Monroe, Grace Kelly et bien d’autres. Il a été charmé et inspiré par les tenues de soirées hollywoodiennes et le charisme de ces femmes. À travers le style androgyne quoique sensuel de ces pièces, qui le distinguait déjà à l’époque, il a tenté de mettre en avant scène le pouvoir des femmes. Il a cherché à rendre hommage à leur force, au « chien » qu’elles dégageaient, à leur panache, en les présentant que des femmes fatales. Il a d’ailleurs eu l’occasion de travailler avec plusieurs grands noms du cinéma et certaines de ses muses sont devenues des amies intimes ainsi que des ambassadrices de sa ligne. 

Bien évidemment, sa démarche a traversé des époques et a été teintée par son vécu, suite à ses formations en mode dans les écoles montréalaises. Vous avez encore 6 mois pour passer saluer son travail ou simplement pour le découvrir!

Je ne vous en dis pas plus, à vous de voir!

30 ans de carrière ça se fête M. Poitras! 

Crédit photo de couverture: @evitastyle
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Enfant roi de Rosalie Vaillancourt : Un vrai (Conte) hilarant.

Le 13 novembre dernier, plusieurs médias et amoureux de la jeune humoriste étaient présents, à la Place des Arts, pour la grande première de son spectacle solo : Enfant roi. Sous le thème d’un conte de Disney version 2019 avec plusieurs sujets intangibles et épisodes sans filtre, le spectacle est un pur plaisir rempli de moments crus et définitivement 13 ans et plus. Clairement pas le genre de cadeau qu’on donne à notre ado de 13-14 ans mais si vous êtes adeptes de blagues grivoises et premier degré vous serez, pendant plus de 75 minutes, plus que satisfaits. 

Le spectacle commence par une vidéo d’animation mettant en vedette la belle Rosalie sous le rôle de la princesse vivant dans un château surprotégé par ses parents, belle analogie venant directement de sa relation familiale. Durant cette vidéo une méchante sorcière lui jette un sort et pour rompre celui-ci elle devra convaincre le public qu’elle est une bonne personne pour ne pas être transformée en tas de ( Merde ). Une fleur illuminée se retrouve sur la scène et lorsqu’elle prouve qu’elle a fait un bon geste un pétale s’allume et au moment où celle-ci sera complétée le sort sera levé.  Tout en gardant ce but bien précis, la ligne directrice de son spectacle repose sur pleins d’anecdotes de vie toutes aussi farfelues et vulgaires les unes que les autres. 

Arrivant sur scène avec un look très (Girly) prête pour un concours de beauté, elle parle de façon complètement obscène les plus grands sujets tabous de notre société: La sexualité de fond en comble sans censure et limite, les différences corporelles, l’appropriation culturelle, le regard des hommes sur les femmes en exposant des messages complètement inappropriés qu’elle a elle même reçu. 27 ans et elle a le courage de s’exposer sur scène, absolument vulnérable, pour dénoncer une société encore trop fermée et misogyne sur plusieurs niveaux à travers un amas de blagues ( stupides et grossières ) mais plus qu’adorées du public. Moi personnellement je l’admire et je souhaite plus de Rosalie Vaillancourt au Québec. Une femme assumée, entière et consciente de l’importance de sa notoriété pour faire passer un message à l’aide d’un spectacle captivant du début à la fin. Rire mais rire, autant de sa voix stridente et trop impubère pour son âge, que de ses comportements douteux en société. 

Se remerciant elle même à la fin d’avoir été sa propre influence d’humour féminine nous fait clairement réaliser que ce créneau manque de femmes. Si vous voulez vous payer un bon moment d’humour, elle est la personne à aller voir. Des rires, des réalisations, des blagues crues et beaucoup trop de fois le mot ( Penis ). 

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Porter le poids du monde sur ses épaules

Je souffre de troubles anxieux généralisés et d’attaques de panique depuis plusieurs années. Depuis un âge où tu t’imagines que les enfants sont heureux et n’ont aucun souci. Moi, ce n’était pas mon cas. L’anxiété de séparation que j’avais vers l’âge de 10 ans laisse maintenant place à l’anxiété généralisée qui paralyse parfois mon petit être tout entier.

Aujourd’hui, j’accepte de plus en plus la maladie invisible qui a fait son nid dans ma tête et qui a choisi mon corps comme maison. Il n’y a pas de recette miracle pour que notre société accepte et perçoive la maladie mentale comme une réelle maladie et pour que les gens qui en souffrent se sentent un petit peu mieux. Ce n’est pas en agitant une baguette magique, qu’on sensibilisera les jeunes, les moins jeunes et l’ensemble de la société à l’importance de la prévention et de l’acceptation des maladies mentales.

 

Alors maintenant, j’utilise toute mon imagination afin de t’illustrer la réalité des gens qui vivent avec un petit monstre comme le mien au quotidien (à noter que les maladies mentales se traduisent d’un million de façons et qu’elles affectent les gens à différents niveaux, différents degrés et de différentes manières) :

 

Certains jours, je me lève d’une bonne nuit de sommeil et j’ai l’impression que je dormirais toute la journée encore. J’ai l’impression de porter le poids du monde sur mes épaules. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre «me semble que tu dors tout le temps » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Y’a des jours où je reproche toute sorte de petits détails à mon entourage et que je ne m’en rends même pas compte. Je projette sur eux tout l’inconfort que je vis intérieurement. Je dirais que c’est l’aspect qui me fait le plus de peine dans mon trouble, de faire vivre mes mauvaises journées à mes proches, qui eux, n’ont absolument rien demandé. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Parfois, j’entre dans une salle dans laquelle il y a quelques personnes et je m’imagine tous les pires scénarios qui pourraient m’arriver. J’ai soudainement des sueurs froides qui me coulent sur le visage et j’ai envie de me faufiler entre les lattes du plancher. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Y’a des nuits où je me réveille, le cœur qui pompe, qui bat la chamade, les jambes engourdies et à demi-consciente. Le petit monstre fait des siennes pour me rappeler qu’il est toujours là. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Je suis incapable de m’endormir, puisque je m’imagine des histoires et des scénarios qui n’arriveront probablement jamais, mais qui m’active et m’occupe le cerveau pendant plusieurs heures. Je suis consciente que c’est impossible, mais ça m’habite l’esprit quand même, malgré mes mille tentatives de les chasser. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

La plupart des petits incidents ou des petits évènements quotidiens sont amplifiés (positivement ou négativement, dépendant de leur nature). Je vis toutes mes émotions et mes sentiments à 100 mille à l’heure et c’est parfois très épuisant. Par exemple, si je ne suis pas 10-15 minutes en avance aux endroits où je suis attendue, cela devient une énorme source de stress pour moi, même si je sais fort bien que je ne serai pas en retard. Une mauvaise note à l’université me donne l’impression que je n’obtiendrai jamais mon bac et que je suis une mauvaise personne. Pourtant, je me tue quotidiennement à rappeler à mes élèves que les notes et les résultats académiques ne nous définissent pas et ne nous définiront jamais, qu’on vaut plus qu’un chiffre inscrit sur un bout de papier. Ironique n’est-ce pas ? Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

J’ai souvent des nausées, des chaleurs et des tremblements qui traduisent physiquement ma maladie invisible, pas si invisible que ça finalement. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Il n’est pas rare que j’aie des difficultés à me concentrer parce que mon cerveau est occupé à penser à des scénarios et des histoires qui n’auront jamais lieu. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Souvent, mon cœur s’emballe et je dois arrêter tout ce que je fais, car j’ai l’impression que je vais mourir. Pourtant ce symptôme est tout à fait normal et il s’appelle de la Tachycardie. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Ces symptômes caractérisent ma bibitte à moi, mais il en existe des milliers d’autres qui ne passeront pas avec des « c’est dans ta tête, arrête ».

 

Je le sais que c’est extrêmement difficile de comprendre une situation qu’on n’a jamais vécue. Par contre, un peu d’ouverture d’esprit et de compréhension, ça n’a jamais tué personne et ça aidera certainement les gens comme moi, comme toi et comme nous tous qui se battent quotidiennement avec le petit monstre qui tente d’avoir le dessus sur le bienêtre. Le saviez-vous, au Québec, 10 à 15% de la population en souffre et ça, ça fait beaucoup de monde.

 

Toutefois, il y a du positif aussi. En 10 ans, j’ai appris à transformer mes angoisses en un moteur qui me propulse et me donne le gout de me surpasser. J’ai le gout de me prouver que ce n’est pas l’anxiété qui m’arrêtera dans la vie. Ce n’est pas le cas de tous et c’est pourquoi il est important d’en parler, d’en parler et d’encore en parler.

 

D’ici-là, je vous demande de vous questionner, d’essayer de comprendre et de vous montrer disponibles, s’il vous plait. Vous ne savez pas à quel point ces petites actions, aussi simples soient-elles, peuvent faire une énorme différence.

Crédit photo de couverture: @the_file
Crédit photo: @beauties.lab
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Prendre soin de soi (chez Beauties.Lab)

L’amour de soi, communément appelé SELF LOVE, tu connais?

C’est quelque chose d’important. Il faut se planifier un me time même dans le brouhaha du quotidien. Samedi, le 2 novembre dernier, à l’occasion de la fête de ma bonne amie (BIG 30!!!), un méga temps pour nous s’imposait. J’ai décidé de l’amener passer un avant-midi chez Beauties.Lab à Montréal.

 

Avant toute chose, Beauties.Lab est l’endroit parfait pour un facial, un cours de maquillage ou pour te faire maquiller. Léa Bégin, la propriétaire, est maquilleuse professionnelle depuis plusieurs années déjà. Elle a décidé de fonder Beauties.Lab pour les hommes et les femmes qui souhaitent prendre soin d’eux avec des produits performants et non-toxiques (qui sentent le ciel!).

 

Pour notre journée de girls, au menu, facials et cours de maquillage (parce que, j’tel dis, si tu ne veux pas ressembler à un clown en te maquillant, avoir une base ça ne fait pas de tord… parce que le fard à joue, ça peut faire peur!). Dès notre arrivée, nous nous sommes senties si bien! Un environnement chaleureux et girly criant : Tu seras chouchoutter ici ma belle fille! L’avant-midi a commencé avec un facial. La belle Nastia était notre esthéticienne attitrée pour le facial. Sa gentillesse et son calme aident à relaxer avant même d’être étendue sur le lit. Dans ce lit (lire ici la chose la plus douillette au monde), Nastia commence le facial. J’avais réservé le facial SELF LOVE (être concept). Nastia m’a demandé si je voulais qu’elle m’explique tout ce qu’elle me faisait au visage. Tu peux choisir de juste en profiter en silence, mais sté, elle est là pour répondre à tes questions et savoir ce qu’elle te met au visage, c’est très pertinent! L’heure a été très enrichissante et apaisante. En plus d’avoir relaxé à fond, je sors de cette expérience ultra relaxe, avec tout un glow au visage (que je n’avais pas) et des astuces pour le garder le plus longtemps possible. Merci Nastia!

 

L’autre partie de l’avant-midi, le maquillage (Yé!). Je te confie, je ne suis pas très girly/blush et rouge à lèvre, alors, je peux te dire que j’avais une petite crainte par rapport à cette histoire de maquillage. Léa, l’adorable propriétaire, installe tout son attirail coloré. Ça peut faire peur, mais tu dois lui faire confiance, elle sait vraiment ce qu’elle fait! J’ai mentionné que je n’étais pas habile (genre, vraiment pas…) avec le maquillage. Ma routine matinale se résume au cache-cerne et mascara… Elle me dit que son maquillage ne prendra pas plus de temps que celui que je faisais déjà, mais que je verrai une différence marquée. Alors parle parle, jase jase, un peu de BB cream au visage, du fard à joue (ma découverte de l’année!) me voilà une nouvelle fille. Quand je me suis regardée dans le miroir, je n’y croyais pas. En si peu de temps, elle a réussi à me faire un maquillage naturel, magnifique et facile à reproduire. En plus de donner des conseils beautés, sans juger ta trousse à maquillage, elle te montre comment bien appliquer les produits. Tu veux quoi de plus? Merci Léa!

Parce que tu sais, se sentir belle une journée c’est bien, mais ramener des trucs bin l’fun et simple à la maison pour se sentir belle tous les jours, ça vaut le coup!

Vas-tu prendre un temps pour toi avant la fin de l’année 2019? Tu devrais!

Crédit photo de couverture: @beauties.lab
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