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Conciliation travail-famille au temps du confinement

À moins d’être déjà parent à la maison, je crois que l’on peut dire que d’avoir les enfants 24/7 depuis presque un mois, ça chamboule l’horaire habituel. Si en plus vous avez encore du boulot en télétravail, ça ajoute au casse-tête. Je donne une bonne tape dans le dos à tous les parents qui sont dans le même bateau. Ce n’est pas facile! Je n’ai pas la science infuse et surtout, je ne réussis pas tous les jours. Mais voici tout de même les trucs qu’on utilise ici, qui je dois le dire, fonctionne relativement bien depuis le début du confinement. En prime : les astuces d’une psychologue spécialisée en trouble anxieux chez les enfants (qui est aussi ma copine et en ce moment avec nous à temps plein) en seconde partie de ce texte. SCORE!

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Le début d’un doux printemps – Chapitre 1

Après un hiver très occupé, pendant lequel je ne pouvais mener à bien plusieurs projets en même temps, j’ai décidé de me lancer et de réaliser un rêve que je chérissais depuis un bon moment :  écrire et être lue.

J’ai envie de vous divertir entre deux biberons ou une fois que les enfants sont finalement endormis. Mon objectif est de vous faire sourire et de vous changer les idées. Je vais donc vous livrer l’histoire D’Éléonore Petitpas, une énergique presque trentenaire qui après 10 ans de vie de couple renoué avec le célibat.  Elle habitait jusque-là avec son premier amour rencontré pendant un cours de Cégep. Clairement, elle s’était oubliée au profit de son couple et de la réussite professionnelle de son ex. Elle se retrouve au printemps, entourée de nouveautés et de « premières fois ». En se remémorant celle qu’elle était avant lui, elle découvre celle qu’elle est & celle qu’elle veut être. Elle vivra au cours des pages un déménagement dans une nouvelle maison (sa première juste à elle), l’exploration de son nouveau mode de vie, de nouvelles rencontres, des rendez-vous agréables ou catastrophiques, des défis professionnels, et surtout de bons moments avec elle-même et entourée de ses amis et de ses collègues colorés. Elle expérimentera des moments éclatés et elle découvrira que la vie réserve parfois des surprises de taille.

Vous lisez aujourd’hui la première partie de cette l’histoire.

La suite de ce récit sera publiée ici mensuellement.

Cette histoire débute un samedi soir d’avril, un soir pendant lequel l’hiver bataille ses droits avec le printemps, un soir où la pluie ne sait pas si elle doit être pluie ou neige. Dehors, près de ma petite voiture blanche remplie de ce que j’ai choisi de conserver pour mon nouveau départ, je jette un dernier regard, à sa maison devenue la nôtre pour finalement redevenir le sienne, de vraies larmes se mélangent à la fausse neige. Ce sont certes des larmes de tristesse, mais parmi celles-là, il y en a sans doute quelques-unes de soulagement et quelques autres de fierté.

Sur la route qui me mène à mon nouveau chez moi, une coquette maison de ville centenaire près des plaines d’Abraham, je pense à celui que je peux maintenant définir comme mon ex, Thomas.  Il est mon premier amour, un vrai bel homme rencontré pendant ma première session de Cégep. À cette époque qui me semble aujourd’hui lointaine, il était stagiaire dans mon cours d’économie. Le cours était devenu soudainement plus intéressant avec lui au-devant de la classe. Nous avions vivement et longuement discuté après un cours au sujet d’un schéma économique qu’il aimait et que je détestais. Je le trouvais beau, tellement brillant, sa voix était chaleureuse et calme. Ses cheveux noirs, ses yeux noisette et son sourire moqueur ont mis que très peu de temps à me convaincre de partager un long café avec lui. J’ai fébrilement accepté de passer un moment avec lui à la fin de la session, en décembre. Ce fût une soirée que je décrirais comme plus que parfaite. Les premiers flocons de neige tombaient tout doucement sur les lumières de Noël, la température était douce et je ne peux pas dire si mes joues étaient rouges d’hiver ou rouges d’émotion. Nous avons pris une longue marche pendant laquelle la discussion ne s’essouffla pas une seule minute. J’aurais voulu que le moment ne se termine jamais. J’avais 18 ans, il était plus vieux mais je ne le ressentais pas, et pour la première fois j’avais des papillons plein l’estomac, le cœur qui battait trop vite et l’impression folle d’avoir trouvé le Bon.

Notre histoire continua doucement au fil du temps ; premiers baisers timides qui deviennent rapidement totalement assumés un soir du congé des fêtes. Premières caresses furtives un peu plus tard le même soir dans un divan gris devant une comédie française dont je ne me souviens plus. Première nuit à deux quelques soirs plus tard pendant le même congé, un grand lit, des draps doux, le bruit de la fureur de la tempête par la fenêtre et la sensation que ses mains étaient faites pour se balader sur moi. Premier réveil collé, la chaleur de sa peau contre la mienne, la lumière dans ses yeux quand il m’a regardé avec un joyeux sourire muet sur ses lèvres et finalement le premier aveu devant le foyer, un soir frisquet de janvier pendant que l’on étudiait. Cette phrase que je n’oublierai jamais, prononcé nerveusement à voix basse comme si le chuchotement amplifiait les émotions.

« Éléonore, j’ai été incapable de me concentrer cette semaine, je ne faisais que penser à toi, au fait que j’étais en train de tomber follement amoureux de toi. »

Ainsi se sont passé nos 5 premières années. Des soirées d’études devant le foyer, de l’amour, de la complicité et des discussions sans fin. Il a décroché son doctorat en économie. J’ai eu mon MBA. Nous étions fiers de l’un et de l’autre et nous avions des projets plein la tête. J’ai finalement déménagé chez lui. J’avais une place à ses côtés, je me sentais bien et je n’aurais pas pu être mieux ailleurs que dans ces bras.

Les 5 dernières années se sont passées différemment. Nous avons passé de moins en moins de temps devant le foyer et les discussions se sont raccourcies à mesure qu’il montait les échelons d’un prestigieux ministère. Il est devenu un monsieur angoissé qui ne veut rien d’autre qu’une égoïste réussite professionnelle. J’étais une jeune femme dynamique qui s’impliquait passionnément dans l’organisme pour lequel je travaillais, en plus de voir à tout le reste de notre vie, parce qu’il n’était pas là. J’avais l’impression que je ne l’intéressais plus, mes réussites trouvaient de moins en moins souvent son oreille. Il y a quelques semaines, après une longue discussion, j’ai choisi de partir, de laisser les 10 dernières années derrière moi, de conserver les bons souvenirs et de me préserver des mauvais qui aurait pu venir. Malgré tout l’amour que j’ai eu, et toute l’affection que je ressens pour cet homme, il est clair qu’il n’est plus ce qu’il me faut, que nous avons évolué dans des voies différentes. Il n’y avait presque plus de « nous », notre histoire devait se terminer. Ceci dit ce n’est pas moins triste, moins déchirant pour autant et je devrais prendre le temps de me poser pour m’en remettre complètement. Je suis toutefois fière et soulagée d’avoir eu le courage de quitter un confort certain qui ne me convenait plus.

Ce soir-là, j’étais heureuse de dormir pour la première dans ma maison fraichement rénovée et de reprendre ma vie en main. Après une pause à la cuisine pour boire un verre d’eau, je suis monté dans ma chambre. Sous les draps, je planifiais ma journée du lendemain. J’étais loin d’être complètement installée, je n’avais pas encore reçu tous mes meubles et toutes les babioles essentielles n’avaient pas encore toutes été sorties de leur boite.  Je voulais donc finir de défaire les boites restantes, finir de nettoyer la terrasse, travailler un peu, faire une petite épicerie, repasser mes robes, appeler mes sœurs, planifier une rencontre avec mes collègues le vendredi soir suivant, finir d’organiser les armoires, préparer mes vélos parce que l’été approchait, appeler…

Je me suis endormie des idées plein la tête.

 

À suivre…

Photo de couverture: @sarah_cocolapine
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Alya Skins; mon helper quand l’hiver tarde à finir

C’est difficile. Non mais… vraiment c’est difficile. Elle en a marre. Elle craque. C’est trop. Au Québec, c’est un appel au secours qui dure 6 mois sur 12. Notre peau est en détresse. Donc, comme la plupart d’entre vous, je cherche désespérément une Skin Routine, pas indécemment chère et qui fonctionne (rien que ça). J’ai l’impression que c’est toujours un peu soit l’un soit l’autre. Mais voilà, le mois dernier, Alya Skin m’a déposé une trousse de secours dans ma boîte mail. 

Alya Skin c’est une compagnie australienne de gammes de produits pour la peau qui est vegan et non testées sur les animaux, supportée par PETA. Déjà là, il y a de quoi leur accorder pas mal de points. Leur production se composent uniquement de produits naturels provenant du sol australien. Très consciencieuse de ce que je mets sur mon visage je tiens à préciser qu’on parle d’huile de graines de pomegrenades, de noix de macadam, de coconut & d’amandes douces, d’Aloe Vera, de baies indiennes, de beurre de karité et d’argile de Koalin – vous vous en doutez, les produits sont riches en Vitamine C et E et en antioxidants. Tout.ce.qu’on.veut.et.tout.ce.dont.on.a.besoin.

Alors voilà, à l’éveil du mois de février je découvre ce qui se trouve dans ma boite: une routine complète en 3 étapes:

1 – L’exfoliation

2 – Le masque à l’argile rose

3 – L’hydratation 

Avant d’aller plus loin, il me semble important de préciser que leurs produits conviennent à tous les types de peau. Pour ma part, je dirai que mon grain de peau est sec (je me sens à l’aise d’aller jusqu’à dire « désertique »), irrégulier et n’échappe pas aux petites rougeurs saisonnières. Bref, en besoin urgent de soins. 

Alors voilà, dimanche soir, en peignoir (très glamour), j’exfolie. De 1; ça sent le ciel tout ça. De 2; l’exfoliant à l’extrait de grenade est immédiatement apaisant au contact de ma peau fatiguée et irritée. C’est prometteur.

Ensuite, j’applique le masque d’argile de manière uniforme sur mon visage à l’aide du pinceau Alya Skin. 10 minutes à attendre – ça sonne comme la parfaite excuse de s’installer devant un épisode de Love Is Blind avec un grand bol de Fruitloops (aucun jugement, oui – je mange mes céréales le soir et non le matin). Le masque a durci, c’est fini, les 10 minutes se sont écoulées. Est-ce que Mark finira avec Jessica ou bien est-ce qu’elle finira par conquérir le coeur de Barnett? On verra ça plus tard. Pour l’instant, je rince mon visage avec une petite serviette d’eau chaude. 

L’étape finale: l’hydratation. La crème hydratante Alya Skin est à base d’un complexe de 3 baies indiennes australiennes bioactives. Elle vient donc conclure la routine en restructurant et en réparant la peau. Honnêtement, cette crème est un réel coup de coeur pour moi. Non seulement elle complète à merveille ses deux acolytes, mais elle est surtout très légère sur la peau sans pour autant faire de compromis avec la richesse de l’hydratation. Quoi de plus désagréable qu’une crème épaisse et lourde qui laisse le sentiment d’étouffer son visage et dont on a qu’une envie – la rincer? On est bien loin de ça avec Alya Skin.

J’ai continué d’utiliser les produits Alya Skin sur une base hebdomadaire pour constater leurs effets à plus long terme. Je suis plutôt bluffée par la qualité des soins. Avec une routine par semaine pendant un mois, j’ai rapidement constaté:

  • une diminution drastique de mes rougeurs
  • ma peau semble vraiment apaisée & plus radieuse
  • ma peau reste hydratée sur une plus longue période
  • ma peau est douce comme des fesses de bébés
  • mon visage semble plus ferme (Je ne l’ai pas mentionné plus tôt, mais la Vitamine C et les antioxidants aident grandement dans le processus anti-âge de la peau et donc dans sa fermeté.)

J’ai très rarement d’éruptions cutanées (bref des boutons), donc c’est difficile de vous dire si leurs produits fonctionnent de ce côté-là. Par contre, il semblerait que la poudre de graines de grenades soit efficace pour les limiter. J’ai donc confiance que si vous avez une peau plus acnétique, ces produits peuvent vous aider!

 

Et bien voilà! J’ai fini par la trouver ma Skin Routine efficace et sans endettement à la clé! Pour environ 80$ vous pouvez vous procurer ce petit trio – ce qui n’est vraiment pas excessif pour le rendu dont j’ai été très satisfaite. Leurs produits qui n’étaient jusque là pas disponibles au Canada, le sont désormais! Vous pourrez les trouver exclusivement chez Jean Coutu ou bien sur Amazon. 

Et je vous le dis, en plus des bienfaits pour votre peau, Alya Skin c’est aussi une opportunité pour vous de vous accorder un petit temps personnel, pour relaxer et prétexter la nécessité de se poser devant une émission pas-intellectuelle, mais qui allège nos grosses journées.

 

 

Crédit photos: @quitteriedufour
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Les devoirs ne sont pas obligatoirement plates !

Les devoirs ne sont pas toujours synonymes de plaisir. Après une journée sur les bancs d’école, peu d’enfants sont motivés à travailler à de leur retour à la maison. C’est tout à fait normal. Voici donc quelques astuces afin de rendre la période des devoirs et leçons plus agréable pour vous, mais surtout pour votre enfant.

 

Bouger

Votre enfant est facilement déconcentré et/ou il gigote sans cesse ? Il a besoin de bouger ! Faites-lui épeler ses mots de dictée en mimant et en nommant les lettres ! Faites-lui faire des sauts, des Jumping Jack, des Push up ou bien des tours de tables de cuisine en courant entre chacun des mots qu’il écrit. Bouger rendra certainement les apprentissages plus agréables pour vos petits coco bien actifs.

 

Mini-enseignant

Demandez à votre enfant de vous enseigner les concepts à apprendre dans ses devoirs et ses leçons. Il deviendra alors l’enseignant et vous l’élève. Votre enfant peut aussi enseigner à ses toutous ou poupées. Ce jeu de rôle changera votre routine des devoirs tout en étant efficace au niveau des apprentissages.

 

Endroit spécial

Placez vous à n’importe quel endroit inusité dans la maison. Sous le lit (avec une lampe de poche), sous la table de cuisine, dans le salon, sur le balcon, à plat ventre sur le sol, dehors avec des craies, etc. Le fait de ne pas être installé et assit à la table donnera l’impression à votre enfant que les devoirs et leçons sont plus amusants.

 

Tableaux spéciaux

Votre enfant peut écrire ses mots de vocabulaire et ses nombres sur un tableau blanc, un tableau avec des craies, sur une ardoise magique ou sur une tablette électronique. Ce sera plus amusant pour lui que d’écrire sur du papier avec un crayon.

 

Crayons de bain

Les crayons de bain sont aussi très amusants pour les enfants. Rendre l’utile à l’agréable lors du bain, c’est faire d’une pierre deux coup. Votre enfant pourra écrire ses mots de dictée sur les parois de votre bain. Quand on dit que l’apprentissage n’a pas à être plate, ceci est un excellent exemple.

 

Faire lire un objet

Lors des périodes de lecture, votre enfant peut faire lire un objet (par exemple, une marionnette, une poupée ou un toutou). Il aura plus l’impression de jouer que de travailler. Certains enfants sont gênés de lire, le fait de faire lire un objet rend la lecture plus facile et agréable pour eux.

 

Utiliser des objets que l’enfant aime

Lors de l’apprentissage des nombres, vous pouvez utiliser des objets ou de la nourriture que votre enfant aime. Par exemple, lui mettre des bleuets devant lui et les lui faire compter. On peut aussi faire cette activité avec des figurines ou tout autres petits objets. Mettre des nombres sur la table et l’enfant doit placer la bonne quantité d’objets sur le nombre. Cette technique est très efficace chez les jeunes enfants, car elle est significative pour eux.

 

Quelques astuces en rafales :

  • Alterner les tâches ;
  • Faire des pauses ;
  • Système d’émulation (à chaque soir de devoirs efficaces, votre enfant obtient 1 étoile et lorsqu’il a 5 étoile, il a une petite récompense. Exemple : 10 minutes d’un jeu qu’il aime, une petite gâterie, etc.).

 

Notez bien que les devoirs ne devraient pas durer toutes la soirée. Selon Thierry Karsenti :

Premier cycle du primaire : maximum 10 minutes

Deuxième cycle du primaire : maximum 15 minutes

Troisième cycle du primaire : maximum 30 minutes

 

Sur ce, amusez-vous !

 

Crédit photo de couverture: @courtneyadamo
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Minimalisme, zéro déchet, parentalité simplifiée, etc.

Minimalisme, zéro déchet, parentalité simplifiée, désencombrement, éco-responsabilité, achat-seconde main et végétarisme, tous des mots qui résonnent en moi bien fort.

 

Tous des mots qui, à leur façon, me cause un peu d’anxiété. Parce que je n’y arrive pas. Et que je ne sais pas si j’y arriverai. Parce que c’est beaucoup tout ça. C’est peut-être trop en même temps? Trouvez-vous, vous aussi, que c’est beaucoup? Je ressentais le besoin de mettre ces mots sur papier afin de me rassurer, d’intellectualiser, de me dire que c’est pas grave. Parce que c’est un peu ce que l’on fait, on explique les choses et nos comportements afin de nous permettre de les poursuivre encore un peu plus longtemps, jusqu’à ce que l’incongruence entre nos pensées et nos actions soient trop grande à porter. Nous avons tous la compétence d’atteindre ces mots, ce qu’ils signifient, ce qu’ils prônent, mais nous ne sommes pas tous rendus à la même place dans leur application. Et j’aurais le goût de nous dire que c’est correct. Parce qu’un peu de tous ces mots-là mélangés vaut peut-être mieux qu’aucun d’entre eux. En choisir un et le faire super bien, est-ce mieux? En choisir deux ou trois et les faire «à peu près», est-ce que ça passe aussi? J’ignore quel est le meilleur choix. J’aurais tendance à dire «celui qui durera pour toi». Celui que tu débuteras et que tu continueras d’appliquer peu importe l’humeur de ta journée parce que tu n’y réfléchiras plus, parce que ce sera rendu comme ça. Tout simplement comme ça.

 

Mais tout ça, ça demande de l’effort. Un regard conscient sur soi, ses actions, son attitude. Et c’est pas toujours facile de faire ce travail là, de reconnaître que ce que l’on faisait avant ce n’était peut-être pas la bonne affaire finalement et que là pour la faire, la bonne affaire, il faudrait changer notre perspective des choses. Ça demande de la motivation, une grande conviction, une minimisation de l’impression de privation que notre cerveau nous laissera miroiter si on décide de les mettre en application.

 

Selon moi, la première étape, c’est la réflexion et c’est ce que je fais ici avec vous aujourd’hui. Je réfléchis à ce que je veux avoir dans ma vie. Je me laisse le temps de vraiment croire que je ne perdrai rien si je change mes habitudes. Surtout, j’essaie de ne pas me sentir coupable de penser que je pourrais perdre quelque chose. Nous avons été élevés avec certaines croyances qui a l’époque où elles nous ont été enseignées n’avaient pas été re-questionnées. Questionnons maintenant. Soyons indulgents.

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La 2e grossesse.

Il y a eu;

« En voulez-vous un 2ième ?? »

« N’attendez pas trop longtemps là. »

« Il lui faut une petite sœur. »

« Des enfants uniques ça devient indigne. »

« Bah après en avoir eu un tu vas tomber enceinte super facilement. »

Et j’en passe.

Il n’y a rien que je n’ai pas entendu.

 

Que ce soit au travail, à la garderie ou même des étrangers qu’on rencontre en chemin et qui trouve que notre famille est si belle que nous devrions l’agrandir. Mais je crois que ce qui m’affecte le plus ce sont les amis et la famille. Ceux que l’on ne voit pas assez souvent ou dont nous ne sommes pas assez proche pour qu’ils soient pleinement au courant des circonstances. Les gens se font un plaisir de commenter sur le sujet…et sans réfléchir. Et moi qui n’ose pas les vexer… J’aimerais avoir le guts de leur répondre sans créer de malaise. Les brasser un peu. Leur faire comprendre que tout n’est pas si simple.

 

Je réalise que je fais moi aussi partie du problème. Être vulnérable dans cette situation et être ouverte à la discussion pourrait possiblement m’aider moi et la personne si curieuse d’être au fait de ma vie personnelle. Mais je reste toujours bouche-bée, je ne sais pas trop où commencer…m’exprimer et surtout comment en discuter sans me mettre à pleurer.

 

Presque 3 ans. Une dizaine de tests négatifs. Des pleurs. Des craintes. La sensation de ne pas être femme. Les comparaisons avec les gens qui nous entourent. Des remises en question.  Pouvons-nous survivre sans enfants ?! Quel genre de vie allons-nous vivre ?? Nous avons réalisé que notre amour suffisait.

 

Et à ce moment, mon mindset a changé. LET IT GO!!! J’ai simplement décroché.

 

Et le week-end de la fête des pères 2016 je me sentais vraiment épuisée. Sans raison. Sans le dire à mon conjoint. Ce dimanche matin-là, j’ai fait un test. OMG!!! OMG!!! Il est 4AM. Je suis restée dans la salle de bain 2 heures de temps à regarder le test sous tous les éclairages possibles! Et je n’en pouvais plus de cette l’attente. J’ai réveillé mon homme avec une des plus belles phrases: « Happy Father’s Day my love. »

 

Notre petit homme a maintenant 3 ans. Et depuis ces 6 mois, la commande pour le 2ème a été envoyée. Après 2 ans 1/2 d’essai, de honte de ne pas pouvoir en avoir un autre aussi facilement que certaines mamans. De répondre aux questions des curieux qui ne pensent pas qu’une simple question comme celle-ci peut rendre une personne si triste et que dire d’un seul test positif qui se termine malheureusement par une fausse couche, mais ça j’en jaserai peut-être un autre fois …

 

Je dis toujours c’est comme une pizza. You make the call, mais tu ne sais jamais vraiment quand ça arrive. J’espère un jour avoir la force d’en parler plus ouvertement, et pas uniquement que pour moi, mais pour toutes ces autres femmes aussi…

 

Crédit de photo de couverture: @emelinaah
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Voyager seule, à l’autre bout du monde.

J’ai commencé graduellement à voyager seule en passant quelques jours dans un pays où je savais que j’y connaissais des gens. Rapidement, j’ai compris que ce serait l’une des plus belles expériences de ma vie ! 

 

Rapidement, j’ai eu la piqûre et j’ai décidé de recommencer l’été dernier dans des pays faciles (je dis « faciles» sans jugement, mais c’était plus facile pour les déplacements, la langue et selon mes standards personnels). C’est suite à ce voyage que j’ai décidé que je ne me mettrais plus aucune barrière pour voyager seule. C’est un peu comme ça que je me suis, out of the blue, a réservé un billet pour la Chine en 2019. Un mois. Seule. La Chine. Littéralement l’autre bout du monde (!!!) Oui. J’achète toujours mes billets d’avion sur des coups de tête, mais celui-là était un peu plus spontané que les autres. C’est vraiment par après que j’ai commencé à me poser la question à savoir si c’était une bonne idée, surtout quand mon entourage remettait en doute ma spontanéité, mais il n’était plus question de changer d’avis. 

Au cours de mon voyage, j’ai beaucoup réfléchi à ce qui m’amenait à voyager seule. On m’a demandé si c’était pour fuir quelque chose. Passer la période des fêtes sur un autre continent, mais pourquoi ? J’ai réalisé qu’au contact des gens, je devenais une meilleure personne. Tellement cliché, je sais. Je deviens plus patiente. Plus ouverte aux différences (je te le jure qu’il faut être ouverte d’esprit quand tu voyages en Chine). J’apprends à marcher le regard en avant et dire bonjour aux passants. J’apprends à aborder d’autres touristes, à me faire des amis à partir d’un simple « Where are you from? ». J’apprends aussi à lâcher prise. Si mon plan ne fonctionne pas, j’en suis la seule affectée, c’est loin d’être la fin du monde ! Je suis plus encline à dire oui. Oui à des expériences nouvelles, oui à des choses qui me font sortir de ma zone de confort, oui aux gens, oui, oui et oui ! Voyager seule peut certainement être synonyme de stress par moment, mais c’est un moment où tu apprends beaucoup sur ta personne, sur ta capacité d’adaptation et c’est une expérience qui sera mémorable c’est certain. 

Lors de ce dernier voyage, j’ai beaucoup appris sur moi encore une fois, mais également sur un pays sous-estimé. La Chine regorge de visites culturelles, de paysages, de grandes villes, de musées, etc. C’est un très grand pays relativement facile à visiter malgré la barrière de la langue. C’est sans aucun doute très différent de notre réalité et de notre quotidien, mais ô combien enrichissant ! 

Ce voyage aura été magnifique ; ponctué de rencontres inoubliables, de paysages à couper le souffle, de repas étranges et inconnus et de découvertes. J’ai vu énormément de choses qui m’ont choquées, bouleversées, fait rire, donné le haut de cœur, c’est une expérience en soi et c’est ce qui fait qu’un voyage dans ce pays est aussi beau.

Mon dernier billet écrit ici était sur l’environnement, c’est donc sans grande surprise que j’allais en glisser un mot. J’ai été extrêmement surprise par certaines pratiques en Chine. L’utilisation du plastique à usage unique était étonnant et frappant dans certains cas. Je tiens à souligner que je suis consciente de mon privilège et qu’en mentionnant ceci, je pose un regard occidental sur la situation. J’ai dû faire preuve d’un énorme lâcher-prise quant à ma conscience environnementale (très difficile de faire comprendre que tu ne veux pas de ti-sacs quand tu ne parles pas la langue) et je crois sincèrement qu’un voyage de ce type met en perspectives quelques notions déjà acquises pour nous. Voici deux images de choses qui m’ont particulièrement ébranlées. 

 

Bref, je vous souhaite à tous de sortir de votre zone de confort, de voyager seul(e) et surtout de faire des voyages dépaysants.

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La chute – Partie 3

Nous étions enfermés à l’hôpital depuis le diagnostic de Clara. Ça faisait maintenant plus de trois semaines. Une fois le cancer identifié, nous avons pu commencer ses traitements. Le fil des événements, à partir de ce moment, est plutôt flou.  Mes souvenirs s’entremêlent et j’ai surtout des flashbacks en tête. Je vois des médecins qui auscultent Clara. J’entends ses cris. Je me revois la tenir immobile sur son lit pendant qu’une infirmière la pique. Deux fois par jour, chaque jour. Je me souviens aussi cette fois où j’ai dû apprendre à la piquer moi-même. Puis les centaines d’autres fois qui ont suivi. Et ses pleurs. Ses pleurs enragés où j’entendais toute son incompréhension et sa colère.

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Enfant roi de Rosalie Vaillancourt : Un vrai (Conte) hilarant.

Le 13 novembre dernier, plusieurs médias et amoureux de la jeune humoriste étaient présents, à la Place des Arts, pour la grande première de son spectacle solo : Enfant roi. Sous le thème d’un conte de Disney version 2019 avec plusieurs sujets intangibles et épisodes sans filtre, le spectacle est un pur plaisir rempli de moments crus et définitivement 13 ans et plus. Clairement pas le genre de cadeau qu’on donne à notre ado de 13-14 ans mais si vous êtes adeptes de blagues grivoises et premier degré vous serez, pendant plus de 75 minutes, plus que satisfaits. 

Le spectacle commence par une vidéo d’animation mettant en vedette la belle Rosalie sous le rôle de la princesse vivant dans un château surprotégé par ses parents, belle analogie venant directement de sa relation familiale. Durant cette vidéo une méchante sorcière lui jette un sort et pour rompre celui-ci elle devra convaincre le public qu’elle est une bonne personne pour ne pas être transformée en tas de ( Merde ). Une fleur illuminée se retrouve sur la scène et lorsqu’elle prouve qu’elle a fait un bon geste un pétale s’allume et au moment où celle-ci sera complétée le sort sera levé.  Tout en gardant ce but bien précis, la ligne directrice de son spectacle repose sur pleins d’anecdotes de vie toutes aussi farfelues et vulgaires les unes que les autres. 

Arrivant sur scène avec un look très (Girly) prête pour un concours de beauté, elle parle de façon complètement obscène les plus grands sujets tabous de notre société: La sexualité de fond en comble sans censure et limite, les différences corporelles, l’appropriation culturelle, le regard des hommes sur les femmes en exposant des messages complètement inappropriés qu’elle a elle même reçu. 27 ans et elle a le courage de s’exposer sur scène, absolument vulnérable, pour dénoncer une société encore trop fermée et misogyne sur plusieurs niveaux à travers un amas de blagues ( stupides et grossières ) mais plus qu’adorées du public. Moi personnellement je l’admire et je souhaite plus de Rosalie Vaillancourt au Québec. Une femme assumée, entière et consciente de l’importance de sa notoriété pour faire passer un message à l’aide d’un spectacle captivant du début à la fin. Rire mais rire, autant de sa voix stridente et trop impubère pour son âge, que de ses comportements douteux en société. 

Se remerciant elle même à la fin d’avoir été sa propre influence d’humour féminine nous fait clairement réaliser que ce créneau manque de femmes. Si vous voulez vous payer un bon moment d’humour, elle est la personne à aller voir. Des rires, des réalisations, des blagues crues et beaucoup trop de fois le mot ( Penis ). 

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Porter le poids du monde sur ses épaules

Je souffre de troubles anxieux généralisés et d’attaques de panique depuis plusieurs années. Depuis un âge où tu t’imagines que les enfants sont heureux et n’ont aucun souci. Moi, ce n’était pas mon cas. L’anxiété de séparation que j’avais vers l’âge de 10 ans laisse maintenant place à l’anxiété généralisée qui paralyse parfois mon petit être tout entier.

Aujourd’hui, j’accepte de plus en plus la maladie invisible qui a fait son nid dans ma tête et qui a choisi mon corps comme maison. Il n’y a pas de recette miracle pour que notre société accepte et perçoive la maladie mentale comme une réelle maladie et pour que les gens qui en souffrent se sentent un petit peu mieux. Ce n’est pas en agitant une baguette magique, qu’on sensibilisera les jeunes, les moins jeunes et l’ensemble de la société à l’importance de la prévention et de l’acceptation des maladies mentales.

 

Alors maintenant, j’utilise toute mon imagination afin de t’illustrer la réalité des gens qui vivent avec un petit monstre comme le mien au quotidien (à noter que les maladies mentales se traduisent d’un million de façons et qu’elles affectent les gens à différents niveaux, différents degrés et de différentes manières) :

 

Certains jours, je me lève d’une bonne nuit de sommeil et j’ai l’impression que je dormirais toute la journée encore. J’ai l’impression de porter le poids du monde sur mes épaules. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre «me semble que tu dors tout le temps » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Y’a des jours où je reproche toute sorte de petits détails à mon entourage et que je ne m’en rends même pas compte. Je projette sur eux tout l’inconfort que je vis intérieurement. Je dirais que c’est l’aspect qui me fait le plus de peine dans mon trouble, de faire vivre mes mauvaises journées à mes proches, qui eux, n’ont absolument rien demandé. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Parfois, j’entre dans une salle dans laquelle il y a quelques personnes et je m’imagine tous les pires scénarios qui pourraient m’arriver. J’ai soudainement des sueurs froides qui me coulent sur le visage et j’ai envie de me faufiler entre les lattes du plancher. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Y’a des nuits où je me réveille, le cœur qui pompe, qui bat la chamade, les jambes engourdies et à demi-consciente. Le petit monstre fait des siennes pour me rappeler qu’il est toujours là. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Je suis incapable de m’endormir, puisque je m’imagine des histoires et des scénarios qui n’arriveront probablement jamais, mais qui m’active et m’occupe le cerveau pendant plusieurs heures. Je suis consciente que c’est impossible, mais ça m’habite l’esprit quand même, malgré mes mille tentatives de les chasser. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

La plupart des petits incidents ou des petits évènements quotidiens sont amplifiés (positivement ou négativement, dépendant de leur nature). Je vis toutes mes émotions et mes sentiments à 100 mille à l’heure et c’est parfois très épuisant. Par exemple, si je ne suis pas 10-15 minutes en avance aux endroits où je suis attendue, cela devient une énorme source de stress pour moi, même si je sais fort bien que je ne serai pas en retard. Une mauvaise note à l’université me donne l’impression que je n’obtiendrai jamais mon bac et que je suis une mauvaise personne. Pourtant, je me tue quotidiennement à rappeler à mes élèves que les notes et les résultats académiques ne nous définissent pas et ne nous définiront jamais, qu’on vaut plus qu’un chiffre inscrit sur un bout de papier. Ironique n’est-ce pas ? Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

J’ai souvent des nausées, des chaleurs et des tremblements qui traduisent physiquement ma maladie invisible, pas si invisible que ça finalement. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Il n’est pas rare que j’aie des difficultés à me concentrer parce que mon cerveau est occupé à penser à des scénarios et des histoires qui n’auront jamais lieu. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Souvent, mon cœur s’emballe et je dois arrêter tout ce que je fais, car j’ai l’impression que je vais mourir. Pourtant ce symptôme est tout à fait normal et il s’appelle de la Tachycardie. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Ces symptômes caractérisent ma bibitte à moi, mais il en existe des milliers d’autres qui ne passeront pas avec des « c’est dans ta tête, arrête ».

 

Je le sais que c’est extrêmement difficile de comprendre une situation qu’on n’a jamais vécue. Par contre, un peu d’ouverture d’esprit et de compréhension, ça n’a jamais tué personne et ça aidera certainement les gens comme moi, comme toi et comme nous tous qui se battent quotidiennement avec le petit monstre qui tente d’avoir le dessus sur le bienêtre. Le saviez-vous, au Québec, 10 à 15% de la population en souffre et ça, ça fait beaucoup de monde.

 

Toutefois, il y a du positif aussi. En 10 ans, j’ai appris à transformer mes angoisses en un moteur qui me propulse et me donne le gout de me surpasser. J’ai le gout de me prouver que ce n’est pas l’anxiété qui m’arrêtera dans la vie. Ce n’est pas le cas de tous et c’est pourquoi il est important d’en parler, d’en parler et d’encore en parler.

 

D’ici-là, je vous demande de vous questionner, d’essayer de comprendre et de vous montrer disponibles, s’il vous plait. Vous ne savez pas à quel point ces petites actions, aussi simples soient-elles, peuvent faire une énorme différence.

Crédit photo de couverture: @the_file
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