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Voyager seule, à l’autre bout du monde.

J’ai commencé graduellement à voyager seule en passant quelques jours dans un pays où je savais que j’y connaissais des gens. Rapidement, j’ai compris que ce serait l’une des plus belles expériences de ma vie ! 

 

Rapidement, j’ai eu la piqûre et j’ai décidé de recommencer l’été dernier dans des pays faciles (je dis « faciles» sans jugement, mais c’était plus facile pour les déplacements, la langue et selon mes standards personnels). C’est suite à ce voyage que j’ai décidé que je ne me mettrais plus aucune barrière pour voyager seule. C’est un peu comme ça que je me suis, out of the blue, a réservé un billet pour la Chine en 2019. Un mois. Seule. La Chine. Littéralement l’autre bout du monde (!!!) Oui. J’achète toujours mes billets d’avion sur des coups de tête, mais celui-là était un peu plus spontané que les autres. C’est vraiment par après que j’ai commencé à me poser la question à savoir si c’était une bonne idée, surtout quand mon entourage remettait en doute ma spontanéité, mais il n’était plus question de changer d’avis. 

Au cours de mon voyage, j’ai beaucoup réfléchi à ce qui m’amenait à voyager seule. On m’a demandé si c’était pour fuir quelque chose. Passer la période des fêtes sur un autre continent, mais pourquoi ? J’ai réalisé qu’au contact des gens, je devenais une meilleure personne. Tellement cliché, je sais. Je deviens plus patiente. Plus ouverte aux différences (je te le jure qu’il faut être ouverte d’esprit quand tu voyages en Chine). J’apprends à marcher le regard en avant et dire bonjour aux passants. J’apprends à aborder d’autres touristes, à me faire des amis à partir d’un simple « Where are you from? ». J’apprends aussi à lâcher prise. Si mon plan ne fonctionne pas, j’en suis la seule affectée, c’est loin d’être la fin du monde ! Je suis plus encline à dire oui. Oui à des expériences nouvelles, oui à des choses qui me font sortir de ma zone de confort, oui aux gens, oui, oui et oui ! Voyager seule peut certainement être synonyme de stress par moment, mais c’est un moment où tu apprends beaucoup sur ta personne, sur ta capacité d’adaptation et c’est une expérience qui sera mémorable c’est certain. 

Lors de ce dernier voyage, j’ai beaucoup appris sur moi encore une fois, mais également sur un pays sous-estimé. La Chine regorge de visites culturelles, de paysages, de grandes villes, de musées, etc. C’est un très grand pays relativement facile à visiter malgré la barrière de la langue. C’est sans aucun doute très différent de notre réalité et de notre quotidien, mais ô combien enrichissant ! 

Ce voyage aura été magnifique ; ponctué de rencontres inoubliables, de paysages à couper le souffle, de repas étranges et inconnus et de découvertes. J’ai vu énormément de choses qui m’ont choquées, bouleversées, fait rire, donné le haut de cœur, c’est une expérience en soi et c’est ce qui fait qu’un voyage dans ce pays est aussi beau.

Mon dernier billet écrit ici était sur l’environnement, c’est donc sans grande surprise que j’allais en glisser un mot. J’ai été extrêmement surprise par certaines pratiques en Chine. L’utilisation du plastique à usage unique était étonnant et frappant dans certains cas. Je tiens à souligner que je suis consciente de mon privilège et qu’en mentionnant ceci, je pose un regard occidental sur la situation. J’ai dû faire preuve d’un énorme lâcher-prise quant à ma conscience environnementale (très difficile de faire comprendre que tu ne veux pas de ti-sacs quand tu ne parles pas la langue) et je crois sincèrement qu’un voyage de ce type met en perspectives quelques notions déjà acquises pour nous. Voici deux images de choses qui m’ont particulièrement ébranlées. 

 

Bref, je vous souhaite à tous de sortir de votre zone de confort, de voyager seul(e) et surtout de faire des voyages dépaysants.

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La chute – Partie 3

Nous étions enfermés à l’hôpital depuis le diagnostic de Clara. Ça faisait maintenant plus de trois semaines. Une fois le cancer identifié, nous avons pu commencer ses traitements. Le fil des événements, à partir de ce moment, est plutôt flou.  Mes souvenirs s’entremêlent et j’ai surtout des flashbacks en tête. Je vois des médecins qui auscultent Clara. J’entends ses cris. Je me revois la tenir immobile sur son lit pendant qu’une infirmière la pique. Deux fois par jour, chaque jour. Je me souviens aussi cette fois où j’ai dû apprendre à la piquer moi-même. Puis les centaines d’autres fois qui ont suivi. Et ses pleurs. Ses pleurs enragés où j’entendais toute son incompréhension et sa colère.

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Enfant roi de Rosalie Vaillancourt : Un vrai (Conte) hilarant.

Le 13 novembre dernier, plusieurs médias et amoureux de la jeune humoriste étaient présents, à la Place des Arts, pour la grande première de son spectacle solo : Enfant roi. Sous le thème d’un conte de Disney version 2019 avec plusieurs sujets intangibles et épisodes sans filtre, le spectacle est un pur plaisir rempli de moments crus et définitivement 13 ans et plus. Clairement pas le genre de cadeau qu’on donne à notre ado de 13-14 ans mais si vous êtes adeptes de blagues grivoises et premier degré vous serez, pendant plus de 75 minutes, plus que satisfaits. 

Le spectacle commence par une vidéo d’animation mettant en vedette la belle Rosalie sous le rôle de la princesse vivant dans un château surprotégé par ses parents, belle analogie venant directement de sa relation familiale. Durant cette vidéo une méchante sorcière lui jette un sort et pour rompre celui-ci elle devra convaincre le public qu’elle est une bonne personne pour ne pas être transformée en tas de ( Merde ). Une fleur illuminée se retrouve sur la scène et lorsqu’elle prouve qu’elle a fait un bon geste un pétale s’allume et au moment où celle-ci sera complétée le sort sera levé.  Tout en gardant ce but bien précis, la ligne directrice de son spectacle repose sur pleins d’anecdotes de vie toutes aussi farfelues et vulgaires les unes que les autres. 

Arrivant sur scène avec un look très (Girly) prête pour un concours de beauté, elle parle de façon complètement obscène les plus grands sujets tabous de notre société: La sexualité de fond en comble sans censure et limite, les différences corporelles, l’appropriation culturelle, le regard des hommes sur les femmes en exposant des messages complètement inappropriés qu’elle a elle même reçu. 27 ans et elle a le courage de s’exposer sur scène, absolument vulnérable, pour dénoncer une société encore trop fermée et misogyne sur plusieurs niveaux à travers un amas de blagues ( stupides et grossières ) mais plus qu’adorées du public. Moi personnellement je l’admire et je souhaite plus de Rosalie Vaillancourt au Québec. Une femme assumée, entière et consciente de l’importance de sa notoriété pour faire passer un message à l’aide d’un spectacle captivant du début à la fin. Rire mais rire, autant de sa voix stridente et trop impubère pour son âge, que de ses comportements douteux en société. 

Se remerciant elle même à la fin d’avoir été sa propre influence d’humour féminine nous fait clairement réaliser que ce créneau manque de femmes. Si vous voulez vous payer un bon moment d’humour, elle est la personne à aller voir. Des rires, des réalisations, des blagues crues et beaucoup trop de fois le mot ( Penis ). 

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Porter le poids du monde sur ses épaules

Je souffre de troubles anxieux généralisés et d’attaques de panique depuis plusieurs années. Depuis un âge où tu t’imagines que les enfants sont heureux et n’ont aucun souci. Moi, ce n’était pas mon cas. L’anxiété de séparation que j’avais vers l’âge de 10 ans laisse maintenant place à l’anxiété généralisée qui paralyse parfois mon petit être tout entier.

Aujourd’hui, j’accepte de plus en plus la maladie invisible qui a fait son nid dans ma tête et qui a choisi mon corps comme maison. Il n’y a pas de recette miracle pour que notre société accepte et perçoive la maladie mentale comme une réelle maladie et pour que les gens qui en souffrent se sentent un petit peu mieux. Ce n’est pas en agitant une baguette magique, qu’on sensibilisera les jeunes, les moins jeunes et l’ensemble de la société à l’importance de la prévention et de l’acceptation des maladies mentales.

 

Alors maintenant, j’utilise toute mon imagination afin de t’illustrer la réalité des gens qui vivent avec un petit monstre comme le mien au quotidien (à noter que les maladies mentales se traduisent d’un million de façons et qu’elles affectent les gens à différents niveaux, différents degrés et de différentes manières) :

 

Certains jours, je me lève d’une bonne nuit de sommeil et j’ai l’impression que je dormirais toute la journée encore. J’ai l’impression de porter le poids du monde sur mes épaules. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre «me semble que tu dors tout le temps » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Y’a des jours où je reproche toute sorte de petits détails à mon entourage et que je ne m’en rends même pas compte. Je projette sur eux tout l’inconfort que je vis intérieurement. Je dirais que c’est l’aspect qui me fait le plus de peine dans mon trouble, de faire vivre mes mauvaises journées à mes proches, qui eux, n’ont absolument rien demandé. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Parfois, j’entre dans une salle dans laquelle il y a quelques personnes et je m’imagine tous les pires scénarios qui pourraient m’arriver. J’ai soudainement des sueurs froides qui me coulent sur le visage et j’ai envie de me faufiler entre les lattes du plancher. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Y’a des nuits où je me réveille, le cœur qui pompe, qui bat la chamade, les jambes engourdies et à demi-consciente. Le petit monstre fait des siennes pour me rappeler qu’il est toujours là. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Je suis incapable de m’endormir, puisque je m’imagine des histoires et des scénarios qui n’arriveront probablement jamais, mais qui m’active et m’occupe le cerveau pendant plusieurs heures. Je suis consciente que c’est impossible, mais ça m’habite l’esprit quand même, malgré mes mille tentatives de les chasser. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

La plupart des petits incidents ou des petits évènements quotidiens sont amplifiés (positivement ou négativement, dépendant de leur nature). Je vis toutes mes émotions et mes sentiments à 100 mille à l’heure et c’est parfois très épuisant. Par exemple, si je ne suis pas 10-15 minutes en avance aux endroits où je suis attendue, cela devient une énorme source de stress pour moi, même si je sais fort bien que je ne serai pas en retard. Une mauvaise note à l’université me donne l’impression que je n’obtiendrai jamais mon bac et que je suis une mauvaise personne. Pourtant, je me tue quotidiennement à rappeler à mes élèves que les notes et les résultats académiques ne nous définissent pas et ne nous définiront jamais, qu’on vaut plus qu’un chiffre inscrit sur un bout de papier. Ironique n’est-ce pas ? Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

J’ai souvent des nausées, des chaleurs et des tremblements qui traduisent physiquement ma maladie invisible, pas si invisible que ça finalement. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Il n’est pas rare que j’aie des difficultés à me concentrer parce que mon cerveau est occupé à penser à des scénarios et des histoires qui n’auront jamais lieu. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Souvent, mon cœur s’emballe et je dois arrêter tout ce que je fais, car j’ai l’impression que je vais mourir. Pourtant ce symptôme est tout à fait normal et il s’appelle de la Tachycardie. Non, ce ne sont pas tes commentaires du genre « c’est dans ta tête, arrête » qui vont m’aider à me sentir mieux.

 

Ces symptômes caractérisent ma bibitte à moi, mais il en existe des milliers d’autres qui ne passeront pas avec des « c’est dans ta tête, arrête ».

 

Je le sais que c’est extrêmement difficile de comprendre une situation qu’on n’a jamais vécue. Par contre, un peu d’ouverture d’esprit et de compréhension, ça n’a jamais tué personne et ça aidera certainement les gens comme moi, comme toi et comme nous tous qui se battent quotidiennement avec le petit monstre qui tente d’avoir le dessus sur le bienêtre. Le saviez-vous, au Québec, 10 à 15% de la population en souffre et ça, ça fait beaucoup de monde.

 

Toutefois, il y a du positif aussi. En 10 ans, j’ai appris à transformer mes angoisses en un moteur qui me propulse et me donne le gout de me surpasser. J’ai le gout de me prouver que ce n’est pas l’anxiété qui m’arrêtera dans la vie. Ce n’est pas le cas de tous et c’est pourquoi il est important d’en parler, d’en parler et d’encore en parler.

 

D’ici-là, je vous demande de vous questionner, d’essayer de comprendre et de vous montrer disponibles, s’il vous plait. Vous ne savez pas à quel point ces petites actions, aussi simples soient-elles, peuvent faire une énorme différence.

Crédit photo de couverture: @the_file
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Roby & Cie devient L’aire du temps!

Le blogue change. De nom, d’image, de direction. « Un autre changement dans sa vie encore ? Voyons. ». Ben oui, il me manquait juste lui, après je vais pas mal littéralement avoir tout changer. 🙂 lol

Avec le temps qui avance, je réalise que je ne suis pas « juste » une maman. Et ça m’a beaucoup freiné dans mon écriture et l’activation du blogue dans les derniers mois. Je n’étais pas capable d’écrire des articles « qui fittaient » sur Roby & cie. Et j’ai eu envie d’écrire tellement de choses qui « fittaient pas ». Des trucs plus mode, beauté, voyage, événement et même sexualité ou autres sujets moins discutés.

Dans l’optique donc de moins me restreindre, restreindre les collaboratrices, et de juste avoir une belle plateforme sur laquelle nous pouvons rejoindre et inviter des non-mamans aussi, ce sera un blogue plus large et pas seulement maternité. Évidemment il y aura encore une section très importante à ce sujet, ça reste une extrêmement grande partie de moi et ma vie et c’est absolument un sujet que je veux continuer d’aborder sous plusieurs angles.

Roby & Cie laisse donc sa place à L’aire du temps. L’aire pour continuer de faire référence à cet espace commun que l’on partage, pour pouvoir donner une voix à nos idées, donner notre opinion, se réunir, se rassembler et échanger. Et aussi pour faire référence à l’expression « l’air du temps », donc ce qui est d’actualité, un peu l’essence de pourquoi nous écrivons des articles. Donner notre avis sur nos plus récentes sorties, coups de coeur et coups de gueule.

Je vais terminer en disant un gros merci à Émie Benoit de Simplement Studio d’avoir compris une fois de plus ce que je cherchais pour le logo et la direction.

Bienvenu sur ce nouvel espace! Au plaisir de s’y retrouver plus souvent qu’avant. 😉

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