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Il y a deux ans

J’avais envie d’écrire sur le chemin parcouru depuis la naissance de ma fille. Du chemin que j’ai dû faire dans ma tête afin de me sentir mieux. Des larmes et de la peur qui m’a habité pendant des mois suite à son arrivée. Du travail que j’ai dû faire sur moi afin de les laisser partir, afin de laisser place au beau. Et là, je me suis dit « pourquoi tu ne vas pas jeter un coup d’oeil à tes anciens textes pour voir »…

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Guide cadeaux (de dernière minute) pour toute la famille!

Bon, on est dernière minute pour vous présenter notre guide d’idées cadeaux, on va se le dire. Mais mon petit doigt me dit qu’il y en a BEAUCOUP qui vont courir les magasins ce weekend et peut-être même le weekend suivant. Donc ça, c’est pour vous. 😉Lire la suite

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La chute – Partie 2

En sortant du bureau de la radiologiste ce jour-là, je me rappelle avoir parcouru le chemin jusqu’à la chambre d’hôpital de Clara difficilement. Chaque pas, chaque respiration, me demandaient un effort de plus en plus grand. Arrivée à sa chambre, j’ai regardé par l’immense fenêtre qui donnait sur la rue. Des dizaines de gens attendaient l’autobus sous le soleil de fin journée. Je les observais et je ne comprenais pas. Comment pouvaient-ils continuer à vivre comme si de rien était? Pourquoi est-ce que leur monde semblait tourner encore alors que le mien était complètement figé? Plus la soirée avançait, plus je sentais monter en moi une panique incontrôlable. Ce soir-là, c’est finalement moi que nous avons dû amener à l’urgence. Pour la première fois de ma vie, j’ai levé la main et j’ai demandé qu’on me donne quelque chose. Un médicament, n’importe quoi, pour que ça se calme. Pour que tout ça se calme.

Mon chum et moi avons eu la permission cette nuit-là de dormir les deux auprès d’elle. Je dis dormir pour la forme, puisqu’évidemment, il y a eu très peu de sommeil. Je me souviens de mon téléphone qui nous éclairait chaque minute, au rythme des messages textes qui rentraient. La nouvelle se répandait: la fille de Clo avait le cancer.

Le lendemain, un nouveau pédiatre est venu nous voir. Il nous a pris hors de la chambre. Il a commencé par nous dire qu’il avait lui aussi un jeune enfant du même âge que Clara et que tout ça le touchait beaucoup. J’étais profondément agacée par tous ces gestes d’empathie. C’était plus fort que moi. Je ne voulais pas de compassion, je voulais un plan d’action. Et alors que rien n’allait assez vite à mon goût, la deuxième mauvaise nouvelle, et peut-être même la pire, est difficilement sortie de la bouche du pédiatre; Clara avait les deux poumons remplis de métastases. Ce n’était pas bon. Pas bon du tout.

Quelques heures plus tard, j’ai finalement réussi à m’assoupir. Je me suis réveillée en sursaut lorsque celui qui allait devenir l’oncologue de Clara a pénétré dans la chambre. Il a expliqué qu’avec ce qu’il avait vu sur les imageries, il hésitait entre cinq types de cancers pour le diagnostic précis de Clara. Seule une biopsie allait donc nous révéler lequel exactement Clara avait pigé à la loterie noire du cancer pédiatrique. Malgré tout, pour la première fois en 24h, j’ai enfin pu reprendre mon souffle. Il avait prononcé le mot que j’attendais: traitement. Calmement, il nous a expliqué que peu importe le type de cancer, il y aurait un traitement. Un traitement qu’on espèrerait curatif, mais sans aucune garantie de réussite, bien évidemment. Ça aurait été trop facile autrement. Il nous a aussi expliqué que le pronostic ne serait peut-être pas des plus favorables, mais que peu importe, à partir de maintenant, on devait se préparer pour la guerre. La vraie.

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Maman survivante

Et bien, ça m’aura pris plus d’un an avant de me sentir capable de vous raconter mon histoire de A à Z. Pour vous dire la vérité, je ne sais pas combien de texte j’ai laissé non terminé au courant de la dernière année. Parce que chaque fois, après avoir pondues les premières lignes, je ressentais un blocage. Aucune idée pourquoi. Peut-être parce que c’était impossible pour moi de mettre des mots assez évocateurs et puissants sur toute la peine qui m’habitait et qui m’habite encore à ce jour. Peut-être aussi que mes idées étaient trop confuses… mes idées et puis mon coeur. Peut-être un mélange de tout ça, va savoir! En ce samedi soir de novembre 2019 je m’essaie à nouveau. Couchée en boule dans mon lit j’appuie sur les lettres du clavier de mon cellulaire parce que c’est comme ça que le « feel » le plus.

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Kuwalla Tee dans la cour des grands (et des verts)

2020 ça appelle aux changements, parce que le monde ne semble franchement pas en grande forme! Et je ne sais pas pour vous, mais les individus qui mettent en œuvre des initiatives pour faire bouger les choses ne sont pas suffisamment mis en lumière à mon goût, et pourtant ils ont bien du mérite! J’ai donc envie de vous parler de Kuwalla Tee. La réponse est « oui! » tu as probablement déjà entendu leur nom passer, mais laissez-moi vous en parler davantage…

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La Chute

Dans une série de textes, je raconterai pour la première fois les détails de notre histoire. À l’âge de 19 mois, ma fille Clara a été diagnostiquée d’un cancer agressif de stade 4.

Juillet 2017- Les vacances avaient été douces. Nous avions passé les derniers jours à Gaspé, dans ma famille. Entre la plage, l’eau salée et les soupers de fruits de mer, nous savourions, à notre insu, nos deniers moments d’insouciance. Tôt le samedi matin, nous avons repris la route vers Québec le coeur rempli de souvenirs et les poches débordantes de coquillages. Jeanne, alors âgée de 3 ans et Clara, de 19 mois, n’avaient pas bronché du trajet. En arrivant à la maison en fin de journée, Pier-Yves, mon amoureux, a changé la couche de Clara. Surprenament, il a remarqué que sa jambe droite était enflée. Le lendemain matin, comme sa jambe n’avait toujours pas retrouvé sa taille habituelle, nous avons pris la direction de l’urgence pour avoir l’esprit tranquille. De nature plutôt anxieuse, cette fois-ci, étrangement, je ne l’étais pas. J’avais confiance que nous ressortirions de l’hôpital quelques heures plus tard, rassurés. Malheureusement, la suite a été toute autre. 

L’urgentologue qui a ausculté Clara l’a rapidement envoyée passer quelques tests. Au retour, elle nous a posé une foule de questions sur les dernières semaines. Au bout du questionnaire, elle nous a dit préférer relayer le dossier à sa collègue pédiatre. C’est avec l’arrivée de cette dernière que l’innocence a tranquillement fait place à l’angoisse. J’ai soudainement remarqué des regards s’échanger entre le personnel. Instinctivement, je sentais que quelque chose clochait. Évidemment, je n’avais encore aucune idée de l’ampleur de la situation. La pédiatre a tout de suite examiné le ventre de Clara. Froidement, elle nous a dit sentir une masse. Une masse importante. En une fraction de seconde, ma gorge s’est nouée. Paniquée et sur le coup de l’émotion, je lui ai demandé ce que c’était. Elle m’a répondu que ses yeux n’étaient pas des rayons X. J’ai ravalé ma question en même temps que mes larmes. J’ai pris une grande respiration et j’ai demandé si une masse, chez un bébé de 19 mois, pouvait être bénigne. C’est alors qu’elle m’a répondu, du tac au tac, « oui, mais ça peut surtout être malin. » Et c’est là. C’est à ce moment précis, dans un cubicule blanc de l’urgence, que j’ai perdu pied. Commençait alors la plus longue et douloureuse chute de toute ma vie.

Les minutes, peut-être même les heures, qui ont suivi, ont été interminables. Je me souviens de Pier-Yves, mon éternel optimiste, qui me répétait de ne pas paniquer. Je me souviens de ma mère, qui est venue nous porter un lunch que nous n’avons finalement jamais avalé. Je repense aussi à l’infirmier, que j’ai entendu murmurer à sa collègue « nous aurions dû y penser… » En fin d’après-midi, on nous a finalement amenés faire une échographie abdominale. Clara était épuisée. Elle hurlait. Maintenant, nous savons qu’elle pleurait fort probablement de fatigue, mais surtout de douleur. Sans le savoir, son état se dégradait. À son arrivée, la radiologiste nous a dit que nous étions ses derniers patients de la journée et qu’elle prendrait tout le temps nécessaire. Dès qu’elle a fermé les lumières, Clara est tombée endormie sur la table d’examen. Épuisée. Vidée. Pendant de longues minutes, j’ai observé, la boule au ventre, la médecin examiner son petit corps. À un certain moment, j’ai remarqué qu’elle dirigeait sa sonde vers les poumons de Clara. Pour une seconde fois en moins de quelques heures, mon cœur s’est serré. Les poumons? Pourquoi les poumons? On m’avait pourtant seulement parlé d’une masse au ventre. Cette fois-ci, je n’ai posé aucune question. J’avais déjà tout compris, de toute façon. Lorsqu’elle a eu terminé, elle s’est approchée de moi. Seules les consoles médicales nous éclairaient. Doucement, elle m’a pris les mains et a plongé ses yeux noirs dans les miens. Au fond de moi, j’aurais voulu qu’elle ne parle jamais. J’aurais voulu que ce moment devienne éternité pour ne jamais l’entendre prononcer l’imprononçable. Mais les mots tant redoutés sont finalement sortis de sa bouche. « J’ai vu la masse au ventre. Elle mesure 7 cm. C’est très gros, malheureusement. C’est ce qui a causé une phlébite dans la jambe droite de Clara. » Elle a pris une grande respiration et a continué « Il faudra faire une biopsie pour déterminer la nature exacte de la masse. Mais à l’œil, je peux déjà vous confirmer que c’est malin. Clara a un cancer. » Et dans la noirceur de cette petite salle, les larmes ont roulé sur mes joues en silence. J’ai senti ses mains serrer les miennes et j’ai vu ses yeux s’embuer à son tour. Elle n’a pas parlé des poumons. C’était assez pour aujourd’hui. Nos cœurs étaient saturés. 

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Mode d’emploi pour un Noël Zéro déchet

À la maison cette année c’est Noël zéro déchet! Je me suis lancé un défi de taille pour cette période de l’année où les journées raccourcissent et le temps semble toujours nous manquer. Et quel défi: faire moi-même mes cadeaux de Noël.

Le challenge est de taille puisque j’ai quelques contraintes: les cadeaux doivent tous tenir dans une valise (je repars voir ma famille en France chaque année), plaire à un public varié allant de 3 à… 90 ans et surtout faire sensation pour qu’ils ne soient pas relégués au tiroir dès la fin du bye-bye!

Voici donc mes idées cadeaux faits-maison et dans un esprit minimaliste et (le plus) zéro déchet possible. Je vous livre trois recettes avec comme base le même ingrédient: la cire!

On parle ici de cire d’abeille (animale) ou encore de soya ou de candela (végétales), elles se trouvent maintenant dans la plupart des épiceries bio au Québec et sont aussi disponibles en ligne.

Avec ses idées-cadeaux, vous allez faire plaisir autant au petit neveu de tout juste trois ans qu’à votre vieille tante qui a déjà tout chez elle! Allez, on se retrousse les manches! Et n’oubliez pas que l’essentiel c’est le temps que l’on passe avec les gens que l’on aime donc si vos cadeaux ne sont pas parfaits, offrez-les quand même ils sont faits avec amour. Vive Noël!

Emballages réutilisables en cire d’abeille

  • 50g de cire d’abeille
  • Carrés de coton de tailles différentes
  • Papier parchemin

Placer une feuille de parchemin, le coton recouvert de cire d’abeille râpée ou en pastilles réparties équitablement et recouvrir d’une deuxième feuille de parchemin. Poser votre fer à repasser (position synthétique) sur le parchemin pour faire fondre la cire.

Crayons multicolores en cire d’abeille (donne environ 6 crayons dans un moule à glaçons)

  • 20g cire abeille (ou candela version végane)
  • 20g savon rapé
  • Colorants alimentaires ou crayons de cire brisée

Faire fondre la cire et le savon, mettre le colorant dans chacun des moules, verser le mélange fondu et attendre que les crayons durcissent (plus facile à démouler avec un moule en silicone).

Bougie parfumée en cire de soya (pour une petite bougie)

  • 60g de cire de soya
  • Un pot en verre (style pot de yogourt) ou encore une belle tasse vintage du village des valeurs
  • Une mèche à bougie avec socle en métal
  • Huile essentielle ou essence aromatique (pour les HE le point de fusion est indiqué sur l’emballage il doit être supérieur à 65 degrés Celsius)

Faire fondre la cire à feu doux dans une casserole, mettre 3 gouttes d’HE maximum, coller la mèche au fond du pot avec un peu de cire chaude, faire couler la cire dans le pot et maintenir la mèche au centre avec une pince à linge posée en travers.

Crédit photo de couverture: @country.witch
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Un petit soin personnalisé pour un gros changement de saison

Ouch, l’hiver est arrivé vite ein? Je sais pas pour vous, mais moi il m’a littéralement frappé au visage. Un jour nous vivions l’été indien, à peine un petit coupe-vent et un beau tricot pour se couvrir, les rayons de soleil frappant la peau, puis BAM. Le lendemain le froid, la neige, pas de pneus d’hiver. Bonjour mère Nature!

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