Le 13 novembre dernier, plusieurs médias et amoureux de la jeune humoriste étaient présents, à la Place des Arts, pour la grande première de son spectacle solo : Enfant roi. Sous le thème d’un conte de Disney version 2019 avec plusieurs sujets intangibles et épisodes sans filtre, le spectacle est un pur plaisir rempli de moments crus et définitivement 13 ans et plus. Clairement pas le genre de cadeau qu’on donne à notre ado de 13-14 ans mais si vous êtes adeptes de blagues grivoises et premier degré vous serez, pendant plus de 75 minutes, plus que satisfaits. 

Le spectacle commence par une vidéo d’animation mettant en vedette la belle Rosalie sous le rôle de la princesse vivant dans un château surprotégé par ses parents, belle analogie venant directement de sa relation familiale. Durant cette vidéo une méchante sorcière lui jette un sort et pour rompre celui-ci elle devra convaincre le public qu’elle est une bonne personne pour ne pas être transformée en tas de ( Merde ). Une fleur illuminée se retrouve sur la scène et lorsqu’elle prouve qu’elle a fait un bon geste un pétale s’allume et au moment où celle-ci sera complétée le sort sera levé.  Tout en gardant ce but bien précis, la ligne directrice de son spectacle repose sur pleins d’anecdotes de vie toutes aussi farfelues et vulgaires les unes que les autres. 

Arrivant sur scène avec un look très (Girly) prête pour un concours de beauté, elle parle de façon complètement obscène les plus grands sujets tabous de notre société: La sexualité de fond en comble sans censure et limite, les différences corporelles, l’appropriation culturelle, le regard des hommes sur les femmes en exposant des messages complètement inappropriés qu’elle a elle même reçu. 27 ans et elle a le courage de s’exposer sur scène, absolument vulnérable, pour dénoncer une société encore trop fermée et misogyne sur plusieurs niveaux à travers un amas de blagues ( stupides et grossières ) mais plus qu’adorées du public. Moi personnellement je l’admire et je souhaite plus de Rosalie Vaillancourt au Québec. Une femme assumée, entière et consciente de l’importance de sa notoriété pour faire passer un message à l’aide d’un spectacle captivant du début à la fin. Rire mais rire, autant de sa voix stridente et trop impubère pour son âge, que de ses comportements douteux en société. 

Se remerciant elle même à la fin d’avoir été sa propre influence d’humour féminine nous fait clairement réaliser que ce créneau manque de femmes. Si vous voulez vous payer un bon moment d’humour, elle est la personne à aller voir. Des rires, des réalisations, des blagues crues et beaucoup trop de fois le mot ( Penis ).