Minimalisme, zéro déchet, parentalité simplifiée, désencombrement, éco-responsabilité, achat-seconde main et végétarisme, tous des mots qui résonnent en moi bien fort.

Tous des mots qui, à leur façon, me cause un peu d’anxiété. Parce que je n’y arrive pas. Et que je ne sais pas si j’y arriverai. Parce que c’est beaucoup tout ça. C’est peut-être trop en même temps? Trouvez-vous, vous aussi, que c’est beaucoup? Je ressentais le besoin de mettre ces mots sur papier afin de me rassurer, d’intellectualiser, de me dire que c’est pas grave. Parce que c’est un peu ce que l’on fait, on explique les choses et nos comportements afin de nous permettre de les poursuivre encore un peu plus longtemps, jusqu’à ce que l’incongruence entre nos pensées et nos actions soient trop grande à porter. Nous avons tous la compétence d’atteindre ces mots, ce qu’ils signifient, ce qu’ils prônent, mais nous ne sommes pas tous rendus à la même place dans leur application. Et j’aurais le goût de nous dire que c’est correct. Parce qu’un peu de tous ces mots-là mélangés vaut peut-être mieux qu’aucun d’entre eux. En choisir un et le faire super bien, est-ce mieux? En choisir deux ou trois et les faire «à peu près», est-ce que ça passe aussi? J’ignore quel est le meilleur choix. J’aurais tendance à dire «celui qui durera pour toi». Celui que tu débuteras et que tu continueras d’appliquer peu importe l’humeur de ta journée parce que tu n’y réfléchiras plus, parce que ce sera rendu comme ça. Tout simplement comme ça.

 

Mais tout ça, ça demande de l’effort. Un regard conscient sur soi, ses actions, son attitude. Et c’est pas toujours facile de faire ce travail là, de reconnaître que ce que l’on faisait avant ce n’était peut-être pas la bonne affaire finalement et que là pour la faire, la bonne affaire, il faudrait changer notre perspective des choses. Ça demande de la motivation, une grande conviction, une minimisation de l’impression de privation que notre cerveau nous laissera miroiter si on décide de les mettre en application.

 

Selon moi, la première étape, c’est la réflexion et c’est ce que je fais ici avec vous aujourd’hui. Je réfléchis à ce que je veux avoir dans ma vie. Je me laisse le temps de vraiment croire que je ne perdrai rien si je change mes habitudes. Surtout, j’essaie de ne pas me sentir coupable de penser que je pourrais perdre quelque chose. Nous avons été élevés avec certaines croyances qui a l’époque où elles nous ont été enseignées n’avaient pas été re-questionnées. Questionnons maintenant. Soyons indulgents.